La CAQ veut investir 30 M$ de plus dans le transport interrégional

Par Jean-Philippe Thibault 10:14 AM - 28 septembre 2026
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Le député sortant et candidat de la CAQ dans Gaspé, Stéphane Sainte-Croix. Photo Jean-Philippe Thibault

La Coalition avenir Québec s’engage à investir 30 millions de dollars supplémentaires par année pour rendre le transport interurbain et régional plus accessible et plus efficace.

Le parti en a fait l’annonce ce matin, disant vouloir inciter les différentes organisations impliquées à augmenter la fréquence et la rapidité des trajets actuels.

« Nous encourageons également l’ouverture de nouvelles lignes de transport dans les régions où il n’y a plus de service et celles où on trouve un seul fournisseur, pour faire augmenter la concurrence et diminuer les prix », indique-t-on par communiqué.

La CAQ souligne en exemple que pour un aîné qui doit se déplacer pour recevoir des soins ou un jeune qui étudie en ville et veut retourner dans sa région, l’autobus peut faire toute la différence. Pourtant, selon des données de la Commission des transports du Québec, le nombre de municipalités desservies est passé de 350 à 290 depuis la pandémie. La faible fréquence des départs, la longueur des trajets et le coût des billets compliquent les déplacements, particulièrement dans les régions éloignées.

Le candidat dans Gaspé, Stéphane Sainte-Croix, se réjouit de cet engagement. « Dans une région comme la nôtre, offrir du transport collectif représente un défi particulier. Les distances sont grandes, les communautés sont dispersées et les besoins varient d’un secteur à l’autre. Il faut donner aux organisations les moyens d’adapter leurs services à cette réalité. Avec cet engagement, on vient mieux soutenir les services en place, mais aussi leur développement, en tenant compte des besoins propres à chaque milieu. »

L’Équipe Fréchette dit également qu’elle reverra les critères du volet consacré au transport régional dans le Programme d’aide au développement du transport collectif (PADTC). Elle consultera notamment les régies municipales, les villes, les MRC, l’UMQ et la FQM pour mieux faire correspondre le financement à l’offre de service nécessaire dans chaque milieu.

Une partie de l’enveloppe additionnelle, soit un minimum de 15 M$ par année, sera réservée au transport régional. Le montant précis sera établi après cette consultation avec les partenaires.

Et puisqu’une liaison de plusieurs centaines de kilomètres n’a pas les mêmes coûts qu’un court trajet, l’aide de base de 225 000 $ pourra être modulée jusqu’à 350 000 $ pour certaines régions éloignées où les distances sont plus grandes.

« Habiter en région ne devrait pas vouloir dépendre d’une voiture pour recevoir des soins, poursuivre ses études ou retrouver sa famille, explique la cheffe Christine Fréchette. Les distances sont grandes, et chaque liaison compte pour garder nos régions vivantes et reliées. Nous allons donner aux milieux les moyens de maintenir leurs services et de développer des liaisons là où elles manquent. C’est une façon concrète de faciliter la vie des Québécois, partout sur notre territoire. »

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