Avec la collaboration de Nelson Sergerie – Alors que plusieurs scénarios sont envisagés pour l’avenir de Murdochville – dont son déménagement – avec la relance potentielle des activités cuprifères, le Chic-Chac est le canari dans la mine pour l’industrie récréotouristique hivernale de la Gaspésie.
L’organisation lance un cri d’alarme aux décideurs politiques, au Regroupement des MRC de la Gaspésie et à la collectivité régionale face au risque réel d’expropriation et, par conséquent, l’élimination définitive du modèle économique récréotouristique qui a caractérisé la résilience de Murdochville depuis la fermeture de la mine en 1999 et de la fonderie en 2002.
« C’est de s’assurer de prendre les bonnes décisions pour saisir les opportunités de ce projet et d’avoir le maximum d’impact à l’échelle régionale, note le directeur du Chic-Chac, Guillaume Molaison. C’est là qu’on souligne l’importance du tourisme au travers de ce projet. Probablement qu’il n’y aura jamais une opportunité aussi grande pour le tourisme d’aventure de se positionner au cœur de la Gaspésie et d’impacter des dynamiques structurelles quatre saisons. »
Pionnier de cette industrie depuis 2006, le Chic-Chac a contribué à transformer une municipalité dévitalisée en « capitale québécoise de la poudreuse », structurée autour d’activités comme le ski et la motoneige, pavant ainsi la voie à l’arrivée d’autres acteurs du milieu.

Conserver l’accès aux montagnes
Aujourd’hui, des actifs territoriaux et touristiques tels que les monts Miller, York et Porphyre risquent de devenir inaccessibles, craint l’organisation. Ces infrastructures sont le moteur du tourisme d’hiver en Gaspésie, une saison historiquement complexe pour l’économie régionale.
Les retombées de cet écosystème dépassent par ailleurs le secteur récréatif. La revitalisation générée a permis un essor foncier, immobilier et fiscal. Autrefois évaluées à moins de 5 000 $, les résidences locales affichent aujourd’hui une valeur marchande moyenne de 150 000 $. Cette hausse majeure, doublée d’une augmentation significative des valeurs foncières, procure à la Ville de Murdochville des revenus substantiels pour maintenir les services publics. L’industrie a également réanimé des bâtiments clés qui ne payaient plus de taxes, notamment l’église du village transformée en quartier général communautaire.
De plus, cette attractivité a permis d’attirer et d’établir de nouvelles familles ainsi que des professionnels essentiels, stabilisant ainsi les services de première ligne.
« C’est un très bel élan de solidarité et de préoccupations partagées, poursuit Guillaume Molaison à la suite de la rencontre citoyenne tenue à la salle communautaire de Murdochville la semaine dernière. On se sent un peu moins seul d’aimer où on vit et on sent qu’on n’est pas les seuls à vouloir protéger la qualité de vie. »
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