La concurrence agressive des framboises importées des États-Unis et du Mexique, qui inondaient les épiceries à bas prix, s’est atténuée au cours de la dernière semaine, alors que la saison des petits fruits d’automne bat son plein dans la région.
En août, l’Association des producteurs de fraises et framboises du Québec (APFFQ) avait dénoncé un arrivage massif de fruits américains et mexicains vendus à rabais, une situation qui avait fait pression sur les prix et créé d’importants surplus chez les producteurs d’ici, soumis à des normes de production plus strictes. « Au cours des dernières semaines, c’était assez grave », confirme la présidente de l’APFFQ, Josiane Cormier.
Le véritable déclencheur
Contrairement à une première impression, ce n’est pas la surproduction qui expliquerait l’origine du dumping, mais bien la crainte de la cyclosporose, un parasite se développant dans les cours d’eau des régions tropicales et qui est associé à des légumes, herbes fraîches ou fruits, comme la framboise.
Une éclosion aurait ainsi freiné la consommation aux États-Unis et au Mexique, poussant ces pays à écouler leurs surplus à bas prix sur le marché québécois. « C’était pour protéger leur marché intérieur », explique Mme Cormier.
Fragile retour à la normale
Avec la fin des pics d’importation estivaux et la transition vers les récoltes de septembre, le marché s’est rééquilibré. « Les prix se sont rétablis, se réjouit la présidente de l’APFFQ. Présentement, on n’est plus dans un contexte de dumping. C’est une bonne affaire ! »
Mais, la situation demeure fragile. C’est pourquoi la productrice rappelle l’importance de l’achat local pour soutenir les fermes régionales.
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