Pour 63 M$ de projets d’aqueduc et d’égouts
Le projet de Rivière-au-Reanrd est évalué à 58,9 millions de dollars. Photo Jean-Philippe Thibault
Le conseil municipal de Gaspé a adopté trois résolutions le 8 septembre pour déposer les projets d’approvisionnement en eau et d’égouts de Rivière-au-Renard et d’eau de L’Anse-au-Griffon, pour une valeur globale de 63 millions de dollars.
Selon le Plan triennal d’immobilisation du plus récent budget, les deux projets sont respectivement de 58,9 millions pour Rivière-au-Renard et 4 millions pour L’Anse-au-Griffon.
Plusieurs étapes avaient déjà été franchies avant de faire un dépôt formel des trois dossiers au gouvernement du Québec via le Programme d’infrastructures municipales d’eau (PRIMEAU), qui peut subventionner jusqu’à 85% des coûts. Les plans et devis sont déjà commandés et les étapes préparatoires sont franchies.
« Eau potable à Rivière-au-Renard, on parle de plus en plus d’une usine de traitement de l’eau du lac D’Amours où on puise l’eau potable. Eaux usées à Rivière-au-Renard, ce sera un système d’étangs aérés. Les propriétés ont été acquises. Des travaux préparatoires ont été faits », explique le maire, Daniel Côté.
Le cas de L’Anse-au-Griffon, un réseau jadis privé et qui a connu toutes sortes de difficultés dans le passé et qui offre toujours une eau non potable, est beaucoup plus complexe.
« C’est un dossier qui s’étire depuis bien trop d’années, mais les solutions ne pleuvent pas. On n’a pas encore la solution idéale entre les mains. Différents scénarios sont sur la table. On va continuer de le travailler, mais on voulait l’inscrire dans l’aide financière », résume l’élu, qui ne veut pas évoquer ces options.
« S’il y avait eu de l’eau souterraine en bonne quantité, probablement qu’il n’y aurait jamais eu l’aqueduc privé que la Ville a dû récupérer. On a bouché les trous dans la dernière année, mais on travaille sur ça. Ce qu’on veut, c’est la solution la plus probante. »
Le réseau dessert une quarantaine de résidences, mais la facture sera partagée à l’ensemble des usagers des réseaux d’aqueduc du Grand Gaspé.
Le vanlife critiqué
Des campings privés du secteur nord de la Ville de Gaspé ont déploré que les véhicules récréatifs se soient stationnés cet été à divers endroits pourtant interdits par de l’affichage municipal.
Les interdictions ont été élaborées durant la pandémie en réponse aux débordements survenus à ce moment, notamment sur les plages – la nuit – et sur différents sites municipaux, le seul endroit où la Ville peut intervenir. Le stationnement de débordement du site Élias-Dufresne a particulièrement été ciblé.
« Je ne sais pas pourquoi les panneaux ont été retirés cet été. Il y a encore des poteaux, mais plus de pancartes. On a recommandé des affiches et demandé à les faire réinstaller. Mais si on parle du quai, des stationnements d’église ou de centres commerciaux, on n’a pas juridiction », rappelle Daniel Côté.
Le règlement peut cependant s’appliquer si les propriétaires en font la demande. La Sûreté du Québec est chargée de faire appliquer le règlement.
« On s’entend que s’il y a un véhicule de patrouille sur l’ensemble du territoire de la Ville de Gaspé, et qu’il arrive un accident ou une situation où la santé et la sécurité de citoyens est en péril, est-ce que la priorité sera de donner une contravention à un campeur ? », évoque le maire.
Une surveillance accrue a tout de même été demandée auprès du corps policier. À la connaissance du maire, les propriétaires n’ont pas informé l’administration municipale, mais il a vu la controverse récemment sur les réseaux sociaux.
« On a mis un règlement en place et, même si on se fait rentrer dedans par des vanlifers qui disent qu’on ne les comprend pas, on a un règlement et on le garde en vigueur. Si Gaspé n’avait pas beaucoup de camping, ce serait différent », dit-il en soutenant ainsi les propriétaires de camping. Le maire rappelle qu’il y a quelque 1000 places de camping dans le Grand Gaspé.
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