Très populaires au sud de la frontière, les défis d’entraînement pour la chasse à l’arc et à l’arbalète sont moins connus au Québec.
Des événements comme le Total Archery Challenge attirent des milliers de personnes à chacune de leurs escales. C’est d’ailleurs en y assistant en 2025 lors d’une fin de semaine au Vermont que Michael Briand s’est dit qu’il devait absolument importer le concept chez lui, à Gaspé. Cet événement, l’un des plus petits de la tournée, avait attiré pas moins de 2000 tireurs.
« J’ai trippé tellement que je me suis dit qu’on devait faire ça ici, avec le paysage qu’on a. C’est unique et la plus belle place pour faire ça », explique celui qui est également propriétaire de la microdistillerie O’Dwyer.
C’est ainsi qu’est né l’idée du Blackridge Pro Hunter Archery Challenge, ou le Défi Flèche & Forêt dans son équivalence francophone. Du 21 au 23 août, une centaine de participants – dont la plupart de Québec et de Montréal et certains qui en étaient même à leur premier passage en Gaspésie – ont convergé vers le mont Béchervaise pour se faire la main sur l’un des trois parcours proposés.
Chacun d’eux comptait 20 cibles animales, avec la distance identifiée en verges. Le télésiège de la station de ski (qui a été réparé d’urgence suite à un bris électrique) permettait aux participants de se rendre sur le site, avec une vue imprenable.
« Comme les gens arrivent de loin, on voulait qu’ils puissent participer à trois expériences uniques. Les gens étaient flabergastés avec la remontée mécanique et la vue panoramique sur la baie de Gaspé jusqu’à Forillon. Ils ont vraiment eu une bonne première impression de la Gaspésie et c’est certain qu’ils reviennent l’an prochain. On n’aurait d’ailleurs pas pu opérer si les équipes de Béchervaise n’avaient pas réparé le télésiège. Ils ont fait un travail incroyable. »

S’entraîner, fraterniser
Le Blackridge Pro Hunter Archery Challenge n’est pas une compétition en soi. Personne ne repart chez lui avec le trophée du meilleur tireur de la fin de semaine. Les participants s’achètent plutôt des laissez-passer quotidiens pour pratiquer leur sport préféré dans les sentiers proposés.
« Le but, c’est de pratiquer pour se préparer à la chasse à venir, explique Michael Briand. Ça aide beaucoup pour la préparation : les angles de tir, la perception d’un animal en pleine forêt, les distances, se familiariser avec une arbalète. Plein de choses qu’on n’a pas nécessairement toujours le temps de faire. Je comparerais ça au golf, en ce sens que c’est un défi avec soi-même où tu fais de ton mieux. Il y a une petite compétition pour être le plus précis aux cibles, mais c’est vraiment juste du fun. »
Des équipementiers sont aussi présents, tout comme un stand de tir et même un simulateur de chasse aménagé dans une remorque pour s’initier à l’archerie. « C’est quand même intimidant le tir à l’arc. C’est costaud avec plein de sortes de bébelles, alors ç’a permis de briser la glace », poursuit l’amateur de plein.
La centaine de participants correspondait précisément aux attentes des organisateurs, qui en attendent le double l’an prochain, à la même date ou peut-être plus tôt en juillet, pour ne pas être en conflit d’horaire avec les compétitions officielles d’archerie. Le tout reste à confirmer, mais, chose certaine, il y aura une deuxième édition.
« Il y a des choses à améliorer, mais sinon ce n’est que du positif. Beaucoup de gens n’ont pas pu venir à Gaspé à cause des dates, donc on va peut-être les revoir. Mais ce genre d’événement, c’est populaire, ça, c’est sûr », conclut Michael Briand.
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.