Les citoyens de la MRC du Rocher-Percé mettent en priorité le développement du service de transport de passagers par avion, à la suite d’une consultation menée pour orienter le développement futur de l’installation aéroportuaire mise à niveau ces dernières années.
« Avec l’étude, on a pu voir le potentiel pour le transport aérien pour le passager et les écarts opérationnels sur lesquels travailler et voir les opportunités de développement pour le rendre plus rentable. Quelles sont les opportunités économiques, commerciales et touristiques ? », explique le préfet, Samuel Parisé.
Le tourisme reste un élément important à regarder. « On a la chance d’avoir une très belle MRC avec un potentiel touristique. Il y a des possibilités au niveau gastronomique, de la chasse ou de la pêche. De quelle façon on peut évaluer le tout? Des pistes ont été mises de l’avant. Certaines sont plus coûteuses que d’autres. De notre côté, il faut voir les opportunités avec nos moyens. »
Avoir des vols pour amener directement vers Québec et Montréal les voyageurs en transit vers d’autres destinations est l’un des éléments les plus demandés par les citoyens qui ont répondu dans le cadre de la consultation.
Les gens d’affaires souhaiteraient avoir cette possibilité pour réduire les temps de déplacement vers les grands centres et éviter des pertes de productivité en raison du transport.

Cargo
Dans le passé, le transport de fruits de mer de la MRC du Rocher-Percé vers les grands centres a souvent été évoqué. « Il y a des choses à vérifier : quelles sont les possibilités ? Quels sont les avions disponibles ? Quelle grandeur d’appareil ? Ça fait partie des possibilités », poursuit Samuel Parisé.
La démarche s’inscrit dans la planification stratégique pour développer l’aéroport. « On devra faire certains choix. On veut la rentabiliser et trouver des services qui ne coûteront pas trop cher pour les citoyens et que ce soit rentable pour notre économie. Notre gros besoin essentiel est que les gens puissent bénéficier du transport pour les services médicaux. Il faut faire tout ce qu’il faut pour garder ce service. Mais il n’est pas en danger », prend soin de préciser le préfet.
Depuis la mise à niveau de l’aéroport, les effets se font sentir, souligne-t-il. « On a de plus en plus d’achalandage, de nouveaux clients. Le jour où on aura un transporteur régulier, cela aura un impact considérable. Mais on n’est pas rendu là. Il reste des travaux à faire pour être opérationnel à 100 % », évoque l’élu.
Rappelons que l’aérogare avait été rénové en 2024 au coût de 2,5 millions de dollars. En 2020, l’aéroport a vu sa piste être allongée de 1000 pieds (304 mètres) pour atteindre 5000 pieds. La station météo et le balisage de la piste ont été aussi mis à niveau pour 10,4 millions.
L’aéroport situé à Grande-Rivière a été construit en 1986. Au début des années 2010, une réflexion avait été faite sur la possibilité de maintenir le service. À ce moment, 1 million avait été investi pour développer l’aéroport, après d’intenses discussions pour assurer sa survie.
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