Réfection de l'hôtel de ville

Un litige de 700 000$ devant les tribunaux

Par Nelson Sergerie 11:11 AM - 20 août 2026 Initiative de journalisme local
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L'hôtel de ville de Gaspé. Photo Jean-Philippe Thibault

Devant l’impossibilité de conclure une entente à l’amiable, la Ville de Gaspé se voit dans l’obligation de se tourner devant les tribunaux afin de récupérer une facture de 700 000 $ en raison d’une surprise lors des travaux de réfection de l’hôtel de ville.

Les discussions avec les firmes d’ingénierie et d’architecte ayant conçu les plans pour réaliser les travaux n’ont pas permis de trouver une solution au litige.

L’entrepreneur chargé d’effectuer la modernisation du bâtiment construit en 1980 et qui n’avait jamais réellement fait l’objet de travaux majeurs s’est aperçu que la structure de la façade conçue par les firmes professionnelles ne pouvait recevoir les matériaux.

« Il a fallu refaire une partie des plans et arriver avec une nouvelle structure pour le mur de façade de l’hôtel de ville. Pour nous, il y a des erreurs qui ont été faites par les firmes professionnelles, avance le maire Daniel Côté. Ce serait injuste que cette erreur soit imputée aux contribuables alors qu’il y a sans doute des assureurs derrière ces firmes professionnelles qui pourraient assumer cette facture. »

Le délai de prescription de trois ans arrivant à terme, la Ville n’avait plus le choix pour protéger ses droits. Les travaux avaient été lancés à l’été 2024. De l’eau s’infiltrait notamment par la toiture. Les fenêtres et la ventilation étaient inadéquates.

La Ville avait adopté un règlement d’emprunt de 4,3 millions de dollars, incluant les plans et devis. Le contrat du chantier avait été attribué par appel d’offres à 2,9 millions. Cette marge de manœuvre permettait d’effectuer ces travaux non prévus.

Même si l’hôtel de ville est « moderne », il fait tout de même partie du patrimoine bâti de la MRC. La valeur patrimoniale de ce bâtiment repose sur son histoire et son usage, explique pour sa part le ministère de la Culture.

« Construit en 1980 sur un terrain qui accueillait, vers la fin du XVIIIe siècle, un site lié à la défense militaire et dont les canons positionnés à l’entrée de l’hôtel de ville sont les derniers vestiges. Ce bâtiment est représentatif de l’architecture postmoderne qui s’exprime dans ce cas-ci dans un bâtiment au volume minimaliste dénué de toute ornementation et d’un grand mur-rideau qui couvre toute la façade principale. »

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