Encore un peu plus d’élèves inscrits
C'était jour de rentrée ce lundi 17 août pour très exactement 1439 étudiants du Cégep de la Gaspésie et des Îles. Photo Jean-Philippe Thibault
C’était jour de rentrée ce lundi 17 août pour très exactement 1439 étudiants du Cégep de la Gaspésie et des Îles prêts à enfin démarrer leur session automnale.
Ce sont 87 élèves de plus qu’à la rentrée de l’an dernier (1352 inscriptions) et 160 de plus que celle de l’automne 2024 (1279 inscriptions). Plusieurs facteurs expliqueraient cette croissance, selon le directeur des études de l’institution collégiale, Serge Rochon.
« Il y a différentes raisons. Le taux de rétention des étudiants de la Gaspésie est très très bon. On attire aussi un grand nombre d’étudiants d’autres régions du Québec. On a un nouveau programme : Techniques policières. L’an dernier, c’était notre première année avec une seule cohorte. Cette année, on a deux cohortes. C’est une cinquantaine d’étudiants. Nos ententes de mobilité avec des cégeps des grands centres marchent bien. On a 55 étudiants d’autres cégeps qui viennent faire leur session d’automne. »
Le Cégep de la Gaspésie et des Îles a une entente avec une dizaine de collèges des grands centres. « C’est une belle formule, unique. Ces étudiants qui arrivent de Montréal ou Québec vivent c’est quoi la vie en région, découvrent la belle région qu’on a ; les activités de plein air qu’on offre. C’est une belle formule alors qu’on manque de places dans les grands centres », ajoute M. Rochon.

Moins d’étudiants internationaux
Si la croissance est au rendez-vous globalement, le resserrement de l’accessibilité des étudiants internationaux fait tout de même mal à l’établissement. Leur nombre a chuté à 75 étudiants. Ils étaient 110 l’an dernier.
« Les mesures sont tellement restrictives que c’est difficile pour les étudiants d’obtenir un permis d’études, note le directeur des études. On espère qu’on va freiner la baisse. Ces étudiants internationaux sont importants pour nous. Ils amènent de la diversité dans nos salles de classe. Ce sont des étudiants qui arrivent de divers horizons et ça permet de maintenir des programmes. C’est un contexte qui n’est pas facile. »
La formation continue va toutefois très bien avec 145 personnes inscrites aux différents programmes d’attestations d’études collégiales. « Il y a 10 ou 15 ans, on était en bas de 1000 étudiants. On est maintenant près de 1500. Ça témoigne de la vie dynamique; de la qualité de l’enseignement qui fait en sorte qu’on attire davantage d’étudiants », soutient Serge Rochon.
Avec une capacité globale d’accueil de 1600 étudiants, le seuil de pleine capacité approche. « On n’en est pas loin. Il y a des campus comme à Carleton-sur-Mer où on est à pleine capacité. Ailleurs, il reste encore de l’espace, mais nos programmes en Sciences humaines ou Sciences de la nature à Gaspé, on était presque à pleine capacité cette année. On a quand même de la marge de manœuvre pour quelques années encore », estime le cadre, se voulant rassurant à ce chapitre.

Avantage régional?
Démographiquement, les perspectives de croissance dans la région sont assez bonnes pour les prochaines années, mais il n’y a pas de croissance phénoménale prévue.
« Dans les grands centres, il commence à manquer de place. Ça pourrait avoir un impact positif pour nous. Mais il y a beaucoup d’hypothèses avant d’être catégorique », poursuit M. Rochon.
L’idée de mieux répartir les étudiants dans la province fait son chemin depuis 15 ans alors que certains collèges des grands centres débordent.
Dans un contexte de finances publiques serrées qui limitent les possibilités de construction, le Cégep de la Gaspésie et des Îles pourrait tirer son épingle du jeu. « Tranquillement, ça fait sa place et c’est de plus en plus une solution évidente au sein du réseau collégial », conclut Serge Rochon.
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.