Le projet prend forme
Les rues du Faubourg du ruisseau sont prêtes à être asphaltées au cours des prochaines semaines. Photo Nelson Sergerie
Le vaste chantier de 7 millions de dollars visant à créer un nouveau quartier près du centre-ville de Gaspé devient de plus en plus visible.
Si tout va bien, une première construction dans l’écoquartier Faubourg du ruisseau pourrait être lancée au cours de l’automne. Les rues sont maintenant visibles avec les chaînes de trottoir en béton. La préparation pour recevoir l’asphalte est complétée. L’intersection avec le boulevard York Est est aussi prête.
« On prévoit dans les prochaines semaines la finition, l’asphaltage, ainsi que les travaux d’électricité pour alimenter le réseau sous-terrain pour desservir l’ensemble des terrains », explique la présidente-directrice générale de Gestion Bourgade et sa filiale Gestion ruisseau Dean, Sophie Bourdages.
Le calendrier d’exécution est respecté dans son ensemble jusqu’ici. « Jusqu’en juin, on était carrément dans l’échéancier. Il y a eu un petit enjeu au niveau du béton qui a retardé les travaux d’un mois et demi, mais rien de catastrophique compte tenu de l’ampleur du chantier. »

Graduellement
Le groupe Simard Côté Monette Notaires a déjà acheté un terrain de l’écoquartier, tout comme la Ville de Gaspé, qui en a mis quelques-uns dans une réserve foncière – au coût de 2 millions – pour des projets futurs.
Il y a un peu plus d’un an, Gestion Bourgade avait d’ailleurs conclu une entente avec la Ville en partageant la facture des infrastructures 50-50. « On a des discussions avec différents promoteurs, poursuit Sophie Bourdages. Comme ce ne sont pas des maisons unifamiliales, ça demande des vérifications et des montages financiers. On n’a rien d’officiel à annoncer, mais on est très confiants qu’il y aura d’autres constructions qui vont suivre, d’autant plus que les rues permettront aux gens de circuler dans l’espace et d’observer la magnifique vue. »
Le promoteur sera très flexible sur le cadastre des terrains pour accommoder les constructeurs intéressés à bâtir des logements. Pour le moment, une douzaine de terrains serait envisagée. « Nous, on a tout le loisir, sous l’approbation de la Ville pour le lotissement, de rediviser ces cadastres, selon les besoins des promoteurs », souligne la femme d’affaires.
Les constructions pourront s’amorcer dès que la municipalisation des rues sera faite, ce qui devrait se faire à la fin septembre. « Des permis de construction pourront être émis et on s’attend qu’au moins un bâtiment dont la construction débuterait cet automne. »
Le ministère des Transports n’a pas prévu installer un feu de circulation à l’entrée du nouveau quartier près de la station-service Couche-Tard. Toutefois, un tel luminaire est envisagé à l’angle de la rue Frémont et de la Montée de Sandy Beach, une fois que le quartier débloquera dans ce secteur.
Le budget de 7 millions pour le développement de la phase 1 devrait être respecté. Une deuxième phase est dans les cartons, puisque le terrain acquis par Gestion Bourgades est immense.
« Pour le moment, on se concentre à vendre les terrains de la phase 1. On doit vous avouer que la canalisation installée a été calculée pour recevoir une deuxième phase. Mais il faut d’abord vendre les terrains de la première ! »
Rappelons qu’il est prévu la construction de 320 logements pour un investissement global de 65 millions. « C’est toujours le potentiel d’accueil », conclut Mme Bourdages.

Le nom des rues déjà connu
Le conseil municipal de Gaspé avait officialisé en juillet le nom des rues et du parc pour le quartier.
La rue de l’Essor est celle qui relie le nouveau quartier au boulevard York Est. Ce nom souligne la contribution de ce secteur au développement de Gaspé.
La rue de la Peuplade, qui se dirige vers la montagne et les phases ultérieures du projet, renvoie pour sa part à l’idée de collaboration et de diversité au sein d’un groupe.
Le parc linéaire, le long du ruisseau Dean, portera le nom de Maud Maloney Watt. Née en Gaspésie en 1894 et décédée en 1987, elle a été la première femme garde-chasse du Québec et une pionnière de la protection des milieux naturels.
Avec son mari, elle a revendiqué la création de territoires protégés pour sauvegarder le castor : un combat qui a mené à l’adoption d’un plan de protection par le gouvernement du Québec en 1930.
Surnommée « l’ange de la baie d’Hudson », elle demeurait pourtant méconnue. À ce jour, aucun lieu au Québec ne portait son nom. C’était avant que Gestion Bourgade n’y remédie.
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