Voilà le triste constat que fait une source bien au fait du dossier de la Station de montagne qui désire préserver l’anonymat en raison de la volatilité de la situation.
Cette source habite à Mont-Saint-Pierre depuis longtemps. Son désir a toujours été de contribuer à l’essor de la municipalité en s’impliquant de différentes façons. Toutefois, la tournure des événements l’a fait largement déchanter.
Tout comme indiqué dans la lettre envoyée aux membres, notre source confirme que les cibles de fréquentation établies à 12 000 personnes par année n’ont pas été atteintes. « Il ne faut pas croire que les devoirs n’avaient pas été faits. Je sais que la Coopérative [de solidarité de développement touristique, économique et social de Mont-Saint-Pierre] avait engagé une firme pour établir cette cible. C’était atteignable et réaliste. »
Malheureusement, ces projections ne se sont pas matérialisées. C’est à partir de ce moment que les difficultés financières ont commencé. Selon notre source, la position de la municipalité est difficilement explicable. « Ça ressemble à du sabotage. Est-ce que son intention est de vendre les bâtiments rénovés et entretenus par la Coopérative? Je n’en ai aucune idée. Mais chose certaine, de la façon dont la municipalité agit avec la Coop, il n’y a visiblement plus aucune intention d’être un partenaire du projet. »

Du camping aux serrures
Toujours selon notre source, les décisions discutables du conseil municipal remontent à la fermeture du camping. « Tout ça s’est fait sans en parler à personne. Ç’a pris tout le monde par surprise. Mais, comme ça appartenait à la municipalité, elle avait le droit de le faire. »
Même chose lorsque la municipalité a décidé de révoquer les baux et changer les serrures des bâtiments en location, comme l’auberge, l’église et le chalet de montagne. « C’est très dur à comprendre comme attitude. La municipalité était le principal partenaire du projet. Elle se devait de ne pas jeter des bâtons dans les roues de la Coop. Un bon père de famille ne devrait pas battre ses enfants », illustre la source.
Avec deux millions de dollars de dettes, des dizaines d’emplois perdus, une confiance refroidie chez les bailleurs de fonds et le silence de certaines instances sur les agissements de la municipalité, il est maintenant clair, dans la tête de notre source, qu’il n’y a plus d’espoir de relance pour la Station de montagne.
« C’est fini », conclut-elle.

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