Après des années de décrépitude, les joueurs de tennis et maintenant de pickleball ont de toutes nouvelles surfaces de jeu pour profiter de leur sport préféré, dont l’engouement ne cesse de croître.
Les lieux comptent dorénavant cinq terrains de tennis, comparativement à trois avant les travaux de reconstruction. Trois de ces terrains de tennis ont un lignage permettant autant la pratique du tennis que du pickleball, ce qui permet à six groupes de joueurs de potentiellement s’exercer à ce loisir simultanément.
La Ville de Gaspé a injecté quelque 510 000 $ dans le projet, couvrant l’entièreté des coûts. Le contrat a été octroyé à l’entreprise locale Les Excavations Dubé & Cassivi pour 453 000 $. Divers contrats pour des éléments connexes ont été ajoutés en cours de route, comme l’accessibilité universelle.
Le maire, jadis joueur de tennis, n’a pas enfilé ses chaussures de sport à l’occasion de l’inauguration officielle des terrains ce jeudi 13 août, mais se réjouit de voir que plusieurs de ses commettants l’ont fait.
« On est fiers du résultat. C’est vraiment de toute beauté. J’ai envie de recommencer à jouer, lance avec entrain Daniel Côté. C’était demandé par le milieu. Les sports de raquette sont en recrudescence. Tennis Gaspé fait une job extraordinaire pour redonner vie au sport alors que beaucoup moins de monde jouait à un certain moment. Les gens le méritaient. »
Les derniers investissements majeurs remontaient à la Finale des Jeux du Québec à l’été 1993, pour la création des terrains.

De nouvelles voies
Pour Tennis Gaspé, l’organisme sans but lucratif qui fédère les sports de raquette, ces travaux permettent d’agrandir le bassin des possibles. Le tournoi local qui se déroulera la fin de semaine prochaine — le quatrième sur cinq du Circuit de tennis de la Gaspésie — ne pouvait accueillir qu’une quarantaine de joueurs auparavant. Ils étaient déjà 48 au moment d’écrire ces lignes, dont 16 femmes, ce qui en fait le plus gros tournoi féminin en cinq ans, toutes villes du Circuit confondues.
« Ça va nous permettre d’accueillir beaucoup plus de monde pour les tournois et pour la ligue », résume Patrick Soucy, membre du conseil d’administration de Tennis Gaspé et cofondateur du Circuit de tennis de la Gaspésie.
Des joueurs de la Côte-Nord seront notamment de la partie cette année, eux qui ont entendu parler des nouvelles surfaces.
« Ils sont venus à Carleton, et là ils viennent expressément à Gaspé pour voir les nouveaux terrains, poursuit Patrick Soucy. On était un peu la risée en Gaspésie avec deux terrains et demi ; l’un d’eux n’étant presque pas utilisable en tournoi avec des craques qui changeaient la trajectoire de la balle. Là, on va être moins serrés dans l’horaire en cas de pluie et on va pouvoir changer pour une formule plus attrayante. »
Cohabitation
Pour cette année, le partage des terrains entre les deux sports se fait selon la formule du premier arrivé, premier servi, sauf pour le terrain #5 (le plus près de la mer) dont la priorité est toujours accordée au pickleball. Le temps d’occupation maximal suggéré est de 1 h 30 par terrain. Un système de réservation comme celui du cégep pourrait être mis sur pied, mais tout est conditionnel pour le moment.
Chose certaine, une soirée de pickleball au clair de lune devrait avoir lieu en septembre et un circuit de tournois pourrait voir le jour à l’image du tennis, mais sous une formule remaniée.
Investir le sport
Si les terrains de tennis et de pickleball sont flambants neufs, tout comme le skatepark, d’autres sports mériteraient aussi des investissements. Le maire assure vouloir y remédier.
« Je pense qu’on est sur une lancée. Le tennis était dû et les terrains de balle, on est en train de donner un bon coup. Les terrains de soccer, ça pourra venir ; la piste de course, ça fait un certain temps qu’on en parle. Au football, le terrain est en très bon état, mais on parle souvent d’éclairage et ce devra être multipartenaire parce que c’est un terrain scolaire », analyse Daniel Côté.
Le projet de canons à neige à Béchervaise est aussi sur la table. Une étude hydrogéologique a été commandée récemment pour en voir la faisabilité. « On est plus dans le technique, mais là aussi on a une intention, sinon on ne paierait pas des études inutilement. On a l’intention d’investir à Béchervaise et en sports et loisirs. C’est ce qui fait de Gaspé un milieu attractif où les gens ont le goût de venir s’installer et où il faut bon vivre. »
La plus grosse pièce du puzzle demeure l’aréna.
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