Le DGE assure que tout sera prêt pour l’élection
La porte-parole d'Élections Québec, Julie Saint-Arnaud Drolet. Photo Jean-Philippe Thibault
Élections Québec assure que, malgré les délais serrés pour préparer l’élection dans les circonscriptions de Gaspé et de Bonaventure, tout sera prêt lorsque les citoyens seront appelés aux urnes.
En janvier, la nouvelle carte électorale prévoyait la fusion des deux circonscriptions en Gaspésie pour former Gaspé-Bonaventure, alors que la MRC de la Haute-Gaspésie aurait été ajoutée à sa voisine de Matane-Matapédia-Mitis.
En juin, les élus ont toutefois adopté une loi qui maintenait les deux comtés gaspésiens tels qu’ils étaient jusqu’ici. Les préparatifs en vue d’une élection générale sont lancés pratiquement un an avant l’appel au vote.
« On sera prêt. On a 80 ans d’expérience en organisation d’élections. On a de bonnes bases. Par contre, c’est sûr que ça a été beaucoup de travail; des heures supplémentaires pour les deux directrices du scrutin de la région de la Gaspésie », explique la porte-parole d’Élections Québec, Julie Saint-Arnaud Drolet.
Au départ, les documents d’information aux électeurs ne comportent pas le nom des circonscriptions.
« Là où ça a été plus compliqué, c’est parfois dans les relations contractuelles. Par exemple, on signe une entente avec une école pour occuper des locaux. Si on signe avec la circonscription de Gaspé-Bonaventure et que la circonscription n’existe pas, il faut revoir toutes ces ententes avec les nouveaux noms. Sur le plan administratif, plusieurs tâches de cette nature qui ont dû être refaites », illustre la porte-parole.

Travail complexe
Au départ, il n’y avait qu’un seul directeur de scrutin pour Gaspé-Bonaventure. Une fois que les élus ont adopté la loi, un directeur a été nommé pour Gaspé.
« On a deux directrices de scrutin en Gaspésie. On a la chance dans Bonaventure d’avoir une candidate d’expérience qui a travaillé lors des élections de 2022 et la directrice de scrutin de Gaspé a toutes les compétences pour bien exercer sa fonction pour la première fois pour les élections de 2026 », assure Mme Saint-Arnaud Drolet.
Le travail du directeur de scrutin semble simple, mais il est complexe. Il faut cibler les locaux, s’assurer de leur accès, en plus d’organiser le vote dans les CHSLD ou les résidences pour aînés ainsi que dans les établissements scolaires.
« Tout le travail n’est pas à refaire. On a une banque où on collige les différents lieux de vote potentiels, ceux utilisés lors d’élections précédentes. Lorsque les circonscriptions changent de délimitation à la dernière minute, le directeur peut se référer au travail qui a été enrichi au fil des ans. On ne repart pas à zéro. Il faut quand même se réapproprier le territoire, revoir les ententes préétablies pour s’assurer que ce sont les bons noms de directeur et de circonscription. »
Dépenses collatérales
Les candidats éventuels ont jusqu’au 17 septembre pour déposer leur bulletin de candidature. Ce n’est qu’à ce moment que les bulletins de vote seront imprimés.
Difficile par ailleurs de chiffrer les coûts de la législation adoptée en juin. « On n’a pas fait de calculs en termes d’heures supplémentaires. Il n’y aura pas de coûts supplémentaires en Gaspésie de façon directe », précise Julie Saint-Arnaud Drolet.
Cependant, l’ajout de deux comtés aura nécessairement des coûts, puisqu’il faut ajouter deux directeurs de scrutin et le personnel nécessaire pour la tenue de l’élection du 5 octobre.
« On est convaincu qu’on va réussir à organiser des élections efficaces, intègres et on travaille très fort depuis plusieurs mois pour s’assurer que tout se déroule rondement », conclut avec confiance la porte-parole.
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