Entre 25 000 et 30 000 visites ont été enregistrées au 22e Festival musique du bout du monde (FMBM) qui se tenait à Gaspé du 6 au 10 août, ce qui devrait permettre à l’organisation d’atteindre l’équilibre budgétaire.
« On a fait plusieurs modifications qui ont donné des fruits. Notre passeport qui donnait pour 85 $ neuf spectacles s’est épuisé. Notre soirée avec Rose et Les Louanges s’est déroulée à guichets fermés », note le directeur général, Novy Marin-Gagné.
Cette année, Manhu, Kizaba et Dowdeline ont marqué le volet des découvertes, tandis que d’autres propositions ont suscité un fort engouement du public, selon lui. « Moi, je considère le tout comme un succès », avance sans gêne le directeur général.
Les gens auront par ailleurs peut-être remarqué des personnes vêtues de chandails rouges qui posaient des questions aux participants. Il s’agissait de la firme SEGMA.
« On a engagé une firme pour faire une étude. Ils ont interrogé les gens pour voir leur provenance et l’achalandage. Dans quelques semaines, on aura des chiffres plus détaillés. C’est une obligation qui ne me tord pas le bras. On veut savoir où on se situe », soutient M. Marin-Gagné alors que le document est une nécessité auprès des bailleurs de fonds du festival, qui composait avec un budget de près de 1,5 million de dollars cette année.

Certaines critiques
Sur les réseaux sociaux, des détracteurs ont remis en question les choix de programmation des organisateurs, réclamant un peu plus de culture populaire sur les scènes du festival. Le groupe de l’heure Angine de poitrine revenait souvent.
« On reçoit cette critique très bien. On avait quand même vérifié leur disponibilité. Nous, à Musique du bout du monde, on a une mission qui est au centre de la musique du monde; une musique métissée. Quand on regarde la programmation, on a un moment un peu plus confortable dans la programmation, mais on va aussi un peu plus loin. Les gens qui étaient avec nous, avec Manhu, Kizaba et Dowdeline, ont vraiment adoré. On n’a que de bons commentaires. Dans le grand écosystème des festivals en Gaspésie, c’est notre particularité. »
L’organisation n’a également pas joué de chance alors que la foudre s’est abattue sur le remonte-pente du mont Béchervaise dans les dernières semaines, empêchant la remontée mécanique de pouvoir être utilisée et ultimement à la scène sise près du sommet d’être occupée pour des spectacles en plein air. Les événements prévus au calendrier ont dû être déplacés vers l’auditorium du cégep.
Cette année, ce sont plus de 250 bénévoles qui ont contribué au FMBM, qui mobilisé près de 65 partenaires et fournisseurs. « On atteint quand même 350 000 $ dans un échange de visibilité. En termes d’équilibre, ça sent bon pour l’instant », précise Novy Marin-Gagné.
Consonance irlandaise en 2027
La 23e édition de l’événement, qui sera allongée du 5 au 11 août 2027, se fera notamment sous l’influence irlandaise à travers le territoire de Gaspé.
Le FMBM s’associera au Centre communautaire Douglas Community Center, dans le cadre des célébrations Canada – Irlande 180 qui souligne 180 ans d’histoire entre le Canada et l’Irlande.
Le consul honoraire d’Irlande pour le Québec, Bryan O’Gallagher, s’était même déplacé à Gaspé le 16 juillet pour promouvoir l’idée. Le festival prendra ainsi un accent gaélique avec une semaine consacrée à l’influence irlandaise dans la culture gaspésienne à Douglastown.
Cette programmation spéciale s’ajoutera au rendez-vous habituel du centre-ville de Gaspé et des différentes scènes satellites du FMBM.
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