Les Percéides sont de retour

Par Jean-Philippe Thibault 1:40 PM - 31 juillet 2026
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Au centre, le directeur de la programmation des Percéides, Guillaume Whalen. Photo Les Percéides - Cynthia Dupuis Photographe

Après quelques inquiétudes et certaines tergiversations, le Festival international d’art et de cinéma Les Percéides a confirmé vendredi qu’il serait de retour pour une 18e édition, à une vingtaine de jours seulement de l’événement, qui se déroulera du 19 au 23 août.

À un certain moment, l’avenir était toujours incertain alors que le directeur général par intérim et président du conseil d’administration, Benoît Pilon, estimait pas plus tard qu’en juillet à 60% les probabilités de pouvoir tenir son événement.

Toutes les ficelles ont finalement été attachées et l’organisation sera en mesure de présenter près de 70 films provenant de 20 pays, dont plus de 20 longs métrages et une quarantaine de courts métrages.

Au programme

Pour accueillir cette programmation, Les Percéides investiront à nouveau ses deux lieux de diffusion : le Centre d’art de Percé et la Vieille Usine de L’Anse-à-Beaufils.

Robert Morin sera l’invité d’honneur, lui qui est une figure incontournable du cinéma indépendant. Le réalisateur sera au cœur d’une rétrospective qui permettra de redécouvrir différentes facettes de son œuvre, marquée depuis plus de 40 ans par une liberté de ton, une inventivité formelle et un regard aiguisé sur la société québécoise.

Le public pourra découvrir en primeur, avant sa sortie en salle, six portraits néoréalistes, dans lequel le cinéaste braque sa caméra sur des migrants africains déambulant dans la Ville éternelle, signant du même souffle une lettre d’amour au Voleur de bicyclette, chef-d’œuvre du néoréalisme italien.

À l’autre bout du spectre, le Festival se conclura avec Jardin d’enfants, le plus récent long métrage documentaire du cinéaste gaspésien Jean-François Caissy, qui sera présent à Percé pour rencontrer le public.

L’événement se déroulera du 19 au 23 août. Photo Jean-Philippe Thibault

Trois propositions québécoises

Fidèle à sa mission de faire rayonner le meilleur du cinéma québécois, Les Percéides présenteront trois œuvres marquantes de la production récente, dont une inédite, en présence de leurs créateurs.

La place, thriller psychologique aux accents fantastiques de Louis Godbout, sera présenté en compétition officielle, en présence du cinéaste. Kairos, de Jennifer Alleyn, l’une des belles surprises du cinéma québécois en 2026, y sera aussi, tout comme, Héritières, présenté par l’une des deux réalisatrices du film, la cinéaste gaspésienne Lucile Parry-Canet.

Très appréciées lors de la dernière édition, les matinées consacrées à l’histoire du cinéma font leur grand retour. Le Festival présentera premièrement Deleau : le cinéma en liberté, de Michel La Veaux, un documentaire consacré à l’immense contribution de Pierre-Henri Deleau qui a cofondé la Quinzaine des réalisateurs afin de promouvoir la liberté de création et découvrir de nouveaux talents du cinéma mondial en réaction à l’élitisme de la sélection officielle du Festival de Cannes.

Le public aura également le privilège d’assister à une projection exceptionnelle du classique Le chat dans le sac de Gilles Groulx, en présence de son actrice Barbara Ulrich, qui reviendra sur cette œuvre phare de la modernité québécoise et sur son parcours exceptionnel. Cette rencontre avec cette icône sera enrichie par la présentation de BARBARACADABRA, film ludique qui propose un regard intime sur Barbara Ulrich.

Des œuvres primées

France, Brésil, Belgique, Italie : la sélection internationale fait une fois de plus voyager le public gaspésien à travers le meilleur du cinéma d’auteur contemporain. Parmi les temps forts : Un dernier pour la route, road movie tendre et décalé sur deux ivrognes sans-le-sou profondément attachants de l’Italien Francesco Sossai

Ciné-nostalgie

Le Festival Les Percéides convie les jeunes cinéphiles comme les plus grands à renouer avec un classique du cinéma jeunesse québécois grâce à une programmation placée sous le signe de la nostalgie. Les deux volets de La Mademoiselle C. seront présentés en présence de l’actrice Marie-Chantal Perron, qui a marqué toute une génération dans le rôle de la flamboyante institutrice ayant comme meilleure amie sa roche Gertrude.

Fidèle à son habitude, Les Percéides invite aussi le public à vivre la magie du cinéma en plein air avec deux projections gratuites présentées sous les étoiles, au cœur du village de Percé.

Le jeudi 20 août, le Festival présentera La guerre des tuques : réimaginée, une relecture collective et contemporaine du grand classique québécois réalisée par une cinquantaine de cinéastes.

Le vendredi 21 août, Les Percéides, le court-métrage On tire pas sur une plante pour qu’elle pousse, campé notamment en Haute-Gaspésie, y sera présenté. La programmation complète est disponible sur le site Web des Percéides.

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