La nouvelle vie de l’Espace Napaga

Par Jean-Philippe Thibault 7:25 AM - 24 juillet 2026
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L'île Beau Séjour est maintenant accessible via une passerelle flottante de 500 m. Photo Céline Tan Hsuan

Sans tambour ni trompette, l’Espace Napaga – anciennement le Parc du Bourg de Pabos – a terminé sa métamorphose et présente aujourd’hui aux visiteurs son tout nouveau visage, gracieuseté d’une cure de rajeunissement frôlant les 7 millions de dollars.

L’exposition permanente a été renouvelée, la passerelle flottante de 500 m a été installée pour rejoindre l’île Beau Séjour et maintenant offrir l’expérience immersive complète d’une chasse aux fantômes, et cinq prêts-à-camper ont été érigés au camping.

Sans compter le jeu d’évasion Alerte aux Anglais ! ainsi que le parcours interactif Ura, disponibles depuis peu. Bref, l’Espace Napaga de Pabos Mills s’est renouvelé pour le plaisir de tous.

« C’est notre première véritable année complète sous l’Espace Napaga avec toutes les activités qui étaient en développement. On a atteint une certaine stabilité et les prochaines étapes seront de s’enligner un peu plus vers l’éducation et la recherche », explique la directrice générale sortante, Elsa Pépin, qui devrait passer le flambeau à sa successeure plus tard dans l’année.

À lui seul, le projet sur l’île Beau Séjour a été évalué à près de 6 millions de dollars, dont 2,3 millions pour la passerelle à elle seule. Les coûts sont estimés à environ 800 000 $ pour l’exposition permanente.

« On rayonne beaucoup plus avec la nouvelle image de marque. Ça nous donne une bonne poussée dans le dos pour que les gens soit renouvellent l’expérience ou nous découvrent d’une nouvelle façon », se réjouit Elsa Pépin.

Sur place, les visiteurs pourront enfin apprécier l’expérience complète de Fantöm : La chasse. Photo Céline Tan Hsuan

Expérience unique

Chaque activité révèle une facette différente de l’histoire de la baie du Grand-Pabos. Sur l’île Beau Séjour, Fantöm : La chasse propose une expérience de réalité augmentée unique au Québec. Munis de lunettes de détection, les visiteurs traversent la passerelle flottante avant de parcourir les sentiers à la recherche d’âmes perdues qui hantent le site depuis des siècles. De jour comme de nuit, deux parcours complémentaires permettent de découvrir autrement les récits des peuples qui ont façonné le territoire.

« Dans les deux premières années, on a ouvert l’activité dans nos sentiers actuels au lieu d’avoir un trou, perdre du personnel et que les gens perdent l’habitude de venir, mais là on a ouvert cette année avec la formule finale. C’est beaucoup plus attractif parce que les gens vont chasser les fantômes sur une île déserte, qui est également un cœur névralgique de l’endroit et du site archéologique », précise la gestionnaire.

De son côté, l’exposition permanente du site n’avait jamais été changée en entier. Celle-ci avait été renouvelée partiellement en 2011, mais rien depuis. « Ça datait de vraiment longtemps. Habituellement, une expo permanente, on change ça environ aux 10 ans. On a donc renouvelé l’entièreté », explique Elsa Pépin.

Baptisée Mission : Archéologie !, l’exposition invite les visiteurs à explorer le métier d’archéologue. Des 18 000 artefacts retrouvés sur place, environ 300 sont exposés actuellement.

Concrètement, munis d’un cahier d’observation, les participants traversent différents espaces immersifs (tente d’archéologue, terrain de fouille, laboratoire), relèvent des défis, recueillent des étampes témoignant de leur progression et mettent leurs découvertes à l’épreuve dans une mission interactive conçue pour toute la famille.

« Ça nous a aussi permis d’étendre les périodes d’occupation, ce qui n’était pas le cas auparavant alors qu’on se concentrait sur le régime français. On a renouvelé les contenus. Maintenant on va de la préhistoire jusqu’à aujourd’hui. »

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