Une étude pour des canons à neige à Béchervaise

Par Nelson Sergerie 3:52 PM - 23 juillet 2026 Initiative de journalisme local
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Un canon à neige à la station de ski de Gallix de Sept-Îles. Photo Facebook

La Ville de Gaspé franchit une nouvelle étape dans les études pour implanter des canons à neige au mont Béchervaise, une réflexion qui avait été amorcée en 2020 auprès des intervenants gravitant autour de la station de ski et prend de l’ampleur avec les dernières saisons où les précipitations sont faibles.

Il faut cependant confirmer qu’il n’y aurait pas d’impact sur la nappe phréatique avant d’aller plus loin. « On ne voudrait pas que des canons à neige viennent brimer les citoyens du secteur en alimentation en eau potable. Ce secteur n’est pas desservi par le réseau d’aqueduc. Les citoyens ont des puits artésiens. Avant de se faire du fun avec de la neige, il faut être sûr que nos citoyens aient de l’eau potable en bonne quantité », avance le maire, Daniel Côté.

Une firme a été retenue pour faire une étude hydrogéologique, dans un contrat d’une valeur de 26 000 $. Un des scénarios à analyser est la création de bassins de rétention, à l’exemple de ceux construits sur la rue Patrice-Quenneville, pas très loin du centre de ski.

« Historiquement, lorsqu’il y a eu des canons à neige à Béchervaise, à l’époque, les gens avaient détourné un ruisseau – ce qui ne se fait plus de nos jours – pour créer un barrage et s’y approvisionner pour faire fonctionner les canons à neige. Aujourd’hui, avec les règles environnementales, c’est pratiquement impossible », rappelle l’élu.

« L’étude nous dira si c’est l’option la plus probante ou s’il faut aller prélever de l’eau souterraine. Encore là, un bassin de rétention, c’est de l’eau qui aurait alimenté la nappe phréatique. Quel est l’impact ? C’est ce qui doit être étudié. »

Des citoyens avancent que, de toute façon, cette eau transformée en neige fond au printemps et vient « balancer » la nappe phréatique.

Auparavant, dans l’amorce du débat sur cet enjeu, le maire avait rappelé que l’état de sécheresse qui a sévi en 2025 dans la région avait amené à regarder ce dossier sous un autre jour.

Des citoyens ont vu leur puits s’assécher en raison du manque de précipitations, une situation qui préoccupait le premier citoyen de la ville.

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