L’entente Canada-Québec sur l’environnement ne change rien pour Osisko

Par Nelson Sergerie 3:07 PM - 23 juillet 2026 Initiative de journalisme local
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Métaux Osisko collecte des données sur le terrain pour préparer ses études environnementales. Photo Métaux Osisko

Le calendrier de Métaux Osisko pour le volet environnemental de la relance de la mine de cuivre à Murdochville ne devrait pas changer avec la récente entente Canada-Québec visant à simplifier le processus d’évaluation environnementale des grands projets d’infrastructure et d’exploitation des ressources.

Une entente de principe a été conclue entre les deux paliers de gouvernement pour accélérer le processus d’évaluation de grands projets – comme le développement de mines, la construction d’un port ou celle d’un oléoduc – alors que c’est Québec qui aura la compétence d’agir.

Cette demande est saluée par l’industrie minière, dont Métaux Osisko, qui réclamait une meilleure prévisibilité, d’avoir plus de clarté et de pouvoir accélérer.

« On n’a pas d’indication de ce qui pourrait changer sur le calendrier d’exécution, commente la vice-présidente environnement et développement durable, Ann Lamontagne. Ce sera moins compliqué, plus prévisible et moins de lourdeur administrative. Quand on travaille en parallèle avec les deux paliers de gouvernement qui ont chacun leur nomenclature, même si on veut partir en même temps, les étapes ne sont pas les mêmes et n’arrivent pas en même temps. »

« Ce que je comprends de l’entente, c’est que les analystes du fédéral commenteront et pourront questionner l’étude d’impact qui sera produite selon les critères du provincial. Donc, on recevra probablement encore des questions du fédéral, mais on travaillera avec un seul interlocuteur [le provincial] », ajoute-t-elle.

Selon Ann Lamontagne, cette vision facilitera la vie pour les citoyens et les Premières Nations lorsqu’ils seront interpellés dans les processus. « On va travailler avec les lois actuelles. C’est simplement administratif. »

L’entreprise récolte aussi des données sur le territoire pour avoir un portrait des sites avant l’implantation du projet dans les consultations. « L’étude de base est qu’on prend une photo avant le projet. C’est en cours. Ensuite, on va mettre un projet sur l’environnement pour évaluer les impacts. L’évaluation environnementale, qui est l’étude d’impact, sera déposée après les études économiques », précise Mme Lamontagne.

Dans les deux prochaines années, le projet se précisera et, une fois l’étude de faisabilité avancée, l’étude d’impact suivra de six mois à un an plus tard. Ce processus s’étirera sur trois à quatre ans.

Les citoyens peuvent s’exprimer sur le projet d’entente Ottawa-Québec durant 21 jours depuis le 20 juillet. Les deux gouvernements souhaitent conclure un accord définitif d’ici un mois.

Le Centre québécois du droit de l’environnement mentionne que, lors d’études séparées, la norme la plus élevée s’applique dans les projets, une préoccupation depuis cette annonce conjointe.

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