Le Bureau de la concurrence aux aguets
Le 21 juillet, le prix à la pompe a connu une croissance de 5 ¢ le litre d'essence ordinaire en Gaspésie, alors que la plupart des stations-service affichent 189,9 ¢ le litre après avoir été à 184,9 ¢. Photo Jean-Philippe Thibault
Le Bureau de la concurrence a senti le besoin de lancer une forme d’avertissement dans ses publications au sujet du prix de l’essence alors que la période des vacances est au plus fort.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, l’organisation a pris soin de mentionner les vacances de la construction en soulignant que le prix de l’essence a un impact sur le coût des déplacements.
« Que vous profitiez d’un long week-end en Colombie-Britannique ou des vacances de la construction au Québec, le prix de l’essence a une incidence importante sur le coût total de votre voyage. Le prix de l’essence peut varier pour plusieurs raisons. Même si nous ne le réglementons pas, nous surveillons de près le secteur de la vente au détail de l’essence afin de détecter tout comportement anticoncurrentiel qui pourrait faire grimper les prix », écrit l’organisme fédéral.
Le rôle de réglementation appartient au Québec à la Régie de l’énergie. Le Bureau rappelle toutefois qu’en vertu de la Loi sur la concurrence, un comportement tel que la fixation des prix, qui se produit lorsque des concurrents s’entendent mutuellement pour fixer les prix, est illégal.
Il faut donc bâtir une preuve montrant que des parties ont convenu de fixer les prix. En mai, le Bureau s’était rendu à Rimouski pour rappeler aux détaillants que fixer le prix entre concurrents était illégal.
L’organisation était également venue en 2024 en Gaspésie, une présence qui n’avait pas permis de démontrer la présence d’activités anticoncurrentielles à ce moment.
Prix en hausse
Le 21 juillet, le prix à la pompe a connu une croissance de 5 ¢ le litre d’essence ordinaire en Gaspésie, alors que la plupart des stations-service affichent 189,9 ¢ le litre.
La reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran a un impact sur le marché mondial du pétrole. Avant cette hausse, les automobilistes ont pu bénéficier d’un certain répit à la pompe alors que la marge de détail était descendue entre 4 et 5 ¢ le litre, selon les données de la Régie de l’énergie.
Cette « correction » du prix à la pompe ramène cette marge au niveau moyen de la dernière année en Gaspésie, soit entre 10 et 12 ¢, selon les secteurs. Montréal affiche un prix moyen de 1,95 $ le litre.
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