Murdochville va tenir ses propres consultations
Murdochville organisera ses propres rencontres citoyennes dès septembre. Photo Jean-Philippe Thibault
Alors que Métaux Osisko émet des hypothèses de déménagement d’une trentaine de maisons – voire même de la ville en entier – le conseil municipal tiendra ses propres consultations afin que les citoyens puissent s’exprimer en toute franchise sur la question.
« Il y a quelques semaines, ils ont évoqué la possibilité d’un déménagement de la ville au complet. On y réfléchit. On s’y prépare. C’est pourquoi on veut consulter la population plus largement en septembre pour savoir ce qu’elle pense de ça ou si elle veut davantage d’informations pour avoir un avis le plus éclairé possible », commente le maire, Stéphane Gamache.
Métaux Osisko mène ses consultations, mais la Ville veut obtenir aussi son propre son de cloche. « On veut faire un exercice séparé pour aller chercher l’opinion nous-même. Ils se sentiront peut-être plus libres de s’exprimer. Pour certains, ils peuvent se sentir moins libres devant la minière », ajoute l’élu en soulignant que les citoyens voient généralement d’un bon œil la venue de la minière pour l’économie locale.
La rencontre de septembre permettra également de faire un rapport aux citoyens sur la visite effectuée à Malartic et ailleurs en Abitibi-Témiscamingue, puisque, selon le conseil municipal, l’été n’était peut-être pas le meilleur moment de l’année pour faire un bilan des rencontres.
« On a déjà débuté des démarches avec un consultant en urbanisme et en activités minières. On a débuté des réflexions pour voir quels chantiers sont devant nous. On fait ça de notre mieux avec le peu de moyens qu’on a », précise Stéphane Gamache. Selon lui, cet enjeu dépassera les frontières de la municipalité de Murdochville à elle seule.
Le député y réfléchit
Depuis l’annonce des réflexions de la minière, le député de Gaspé, Stéphane Sainte-Croix, évoque la prudence à ce stade-ci.
« C’est une hypothèse [de relocalisation de la ville], oui réaliste et faisable, mais on est à l’étape des hypothèses. Je comprends que l’entreprise fait le tour du carré de sable pour être sûre de ne rien oublier par rapport aux enjeux. Je le prends avec un grain de sel au sens où on est au début du processus », évoque l’élu, saluant au passage la transparence d’Osisko.
« On n’est pas devant une conclusion, un plan d’action avec un échéancier et du financement. On est devant un constat important, mais il y est trop tôt pour une conclusion. »
Le député perçoit un signal clair pour la suite des choses, ce qui amènera un dialogue pour voir venir les bonnes décisions à prendre.
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