Avec une aide de Québec de 406 100 $, la Corporation de développement économique de Grande-Rivière pourra lancer les plans et devis pour appuyer la réalisation d’étapes préalables à la construction d’un navire multiusage de nouvelle génération et d’installations connexes.
L’ensemble de l’étude coûtera 677 000 $ et le maire de Grande-Rivière, Gino Cyr, qui travaillait depuis 2018 à la mise sur pied d’une Zone bleue d’innovation dans le secteur des pêches avec Rimouski – refusée par Québec – est satisfait de voir que son idée de bateau hybride polyvalent a été entendue à Québec.
« Notre plan d’affaires comprend l’ensemble des deux phases. Pour faire la phase 1, il fallait avoir l’ensemble des documents qui comprend les plans et devis. On veut s’assurer que le prix du bateau du futur, avec la mise à niveau du parc d’hivernage des bateaux, on ait un prix juste. Nos estimations sont de l’ordre de 10 millions. Pour les plans et devis, étant donné que les principaux utilisateurs seront Merinov et l’école des pêches, on doit s’assurer, avec l’école, que le bateau multiespèces, hybride, moins énergivore, soit adapté pour former les étudiants et répondre aux besoins des industries d’aujourd’hui et de demain. »
Ce navire sera destiné à la recherche et à la formation d’apprentis pêcheurs et de capitaines-propriétaires en vue de les amener à découvrir et à adopter des pratiques innovantes et durables dans le secteur de la pêche. Si le montant de l’annonce ne semble pas faramineux, le maire se réjouit surtout de l’idée derrière la démarche.
« Ce qui l’est [important], c’est que, pour le projet de Centre d’innovation de la pêche et de l’infrastructure, on a un message clair de Québec qui participe pour la mise à niveau des plans pour s’assurer qu’on ait le maximum d’informations. À Grande-Rivière, on a un écosystème en place. On a eu 36 millions avec le hub d’innovation. Pour la réalisation des plans, on parle de 12 à 18 mois et aller en appels d’offres en 2028. »

Déjà des intéressés
Des entreprises de la région sont spécialisées pour la conception de ce genre de bateau. De voir l’une d’entre elles remporter l’appel d’offres est loin d’être impossible.
« J’aimerais beaucoup qu’on puisse reconnaitre le savoir-faire d’ici et que les règles du jeu soient connues de tous. À forces égales, on peut imaginer qu’un joueur de chez nous puisse se qualifier pour remporter ce concours, considérant ce qui s’est fait dans la recherche et l’innovation », note le député de Gaspé, Stéphane Sainte-Croix, présent à Grande-Rivière pour cette annonce.
« Dans l’écosystème de recherche et d’innovation et aussi au niveau de la capture et de la transformation, l’idée que nos étudiants de l’École des pêches et de l’aquaculture de Grande-Rivière puissent accéder à de l’innovation et se former dans un contexte moderne, on est fier d’être de la partie », ajoute celui qui est également adjoint gouvernemental aux Pêches.
Le député continue d’ailleurs d’appuyer un Centre d’innovation dans le secteur des pêches. « Je n’ai aucun doute pour la suite des choses », soutient Stéphane Sainte-Croix.
Sur le parc d’hivernage et la grue portique, des éléments qui seront nécessaires, il y croit. « Je pense qu’on se donne des arguments pour la suite des choses et on vient quelque part s’assurer d’une cohérence de nos actions. Dans le contexte où on doit faire des choix, l’industrie des pêches se positionne très bien. Nous performons. Il y a un impact économique monumental. Au niveau de l’infrastructure aussi. Je ne suis pas inquiet pour la suite, étant donné qu’on est dans la réalité et ça nous donnera des arguments », concluit le député.
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