Bisbille entourant la cantine de Saint-Georges-de-Malbaie
Une dizaine de supporteurs se sont rendus au conseil municipal de Percé le 8 juillet en appui à Tia Caoile. Photo Nelson Sergerie
L’octroi de l’exploitation de la cantine de la halte routière de Saint-Georges-de-Malbaie au propriétaire du Camping Tête d’indien provoque une bisbille à Percé.
Une dizaine de supporters appuie celle qui a opéré le site depuis 2021, Tia Caoile, qui a perdu ce droit à la suite de la réception d’une lettre d’intention d’un autre exploitant potentiel, ce qui a déclenché un processus concurrentiel.
À la suite de la décision du conseil à cinq contre un à la fin juin, une pétition de plus de 170 signatures a été mise sur pied, essentiellement des supporteurs de la femme dans les régions de Percé et de Gaspé.
En 2025, devant l’état lamentable du bâtiment, il a été fermé et la Ville a réalisé des travaux pour la rendre conforme. « On nous avait dit de garder les clefs, car une fois réparé, on sait que vous voulez retourner. Aujourd’hui, nous sommes surpris et déçus que nous ne sommes pas retenus. On se pose beaucoup de questions », déplore Mme Caoile.
« Supposément que les personnes retenues pour trois ans vont offrir des hot-dogs alors que la pétition mentionnait que le retour de la cuisine de Tia cuisine d’Asie permettait d’offrir des produits frais. Ils aiment mieux prendre quelqu’un qui offre des hot-dogs », ajoute-t-elle.

Critères dénoncés
Les critères d’analyse ayant mené le conseil à prendre sa décision sont questionnés. « Il y a les produits utilisés, l’expérience et la provenance des restaurateurs. On a une expérience de 40 ans. J’ai perdu 10 % en raison de l’entreprise locale, même si on a cherché une maison depuis quatre ans. La note de passage était de 70 % et si on regarde les critères, d’après nous, on a 80 %. Ce qu’on entend des autres candidats, ils n’ont pas l’expérience de la restauration », explique la restauratrice qui n’a pu obtenir la grille ayant servi à choisir l’exploitant.
Devant ce fait, elle dénonce le manque de transparence du conseil. « Ils disent qu’on ne peut dévoiler les grilles. On leur a demandé de la transparence. Ils n’ont pas voulu non plus. »
Après les réponses obtenues auprès du conseil, la restauratrice n’exclut rien. « On regarde maintenant ce qu’on peut faire. Je comprends qu’on n’ait pas été retenu, mais quand on regarde l’ensemble du dossier, on trouve qu’il y a un déni de justice et on focusse là-dessus », précise Mme Caoile.
Explications de la Ville
En réponse, le maire Daniel Leboeuf se rallie à la décision de son conseil. « Après l’avoir réparé, on a reçu une lettre d’intention d’une autre personne pour l’opérer en plus de Mme Tia Caoile qui l’opérait depuis quelques années. C’est une concession municipale. C’est comme les food trucks. On va en appel d’offres et on va en soumission et le conseil a tranché », mentionne l’élu qui se dit navré pour elle.
Sur les critères établis pour octroyer la concession, notamment l’originalité du menu, le maire note qu’il n’y a pas d’échelle universelle pour le déterminer. « C’était une perception personnelle. Il y avait six conseillers et ils ont penché vers l’autre candidat. Je ne peux pas justifier leur motivation », conclut l’élu.
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