Plage à Douglastown : des citoyens se font entendre
Une douzaine de citoyens se sont déplacés à la séance du conseil de ville du 6 juillet pour manifester leur mécontentement. Photo Nelson Sergerie
Une douzaine de citoyens du quartier Douglastown à Gaspé ont fait des reproches sentis aux élus municipaux lors de la séance du conseil du 6 juillet sur la façon dont s’est prise la Ville pour délimiter les aires de circulation et les aménagements proposés pour leur plage.
Du bois semi-pourri a été mis en place avec de la machinerie lourde pour délimiter les chemins à emprunter et couper la route de sentiers parallèles. L’objectif de la Ville était d’éviter une détérioration accrue de la plage par la circulation au fil des ans. Mais la façon de procéder n’a vraiment pas plu aux citoyens.
Danny Gaul est venu rappeler aux élus que la rue Matte et son prolongement jusqu’au pont ferroviaire ont servi durant une centaine d’années par les gens qui y allaient pour pêcher, travailler sur le pont ou pour nager.
Il y a eu plusieurs résidences dans ce secteur avant un abandon graduel et la disparition de la rue Matte à la suite de grandes marées de 2016. « Ça a commencé avec la COVID-19 avec les visiteurs qui faisaient du camping sur la plage, mais cette période est passée. Je demande à la Ville si c’est eux qui ont posé les billots pourris pour bloquer le chemin d’accès ? », se questionne le citoyen.
Il demande aussi que la Ville nettoie la plage, comme c’est le cas à Haldimand. « Maintenant, quand tu regardes la plage, il y a de l’ouvrage à faire. Svp, faites notre plage belle comme à Haldimand », poursuit-il.
« Du vieux bois pourri que vous avez ramassé dans le parc industriel, vous auriez dû le porter à la dump, pas à Douglastown. Un deux par six avec trois ou quatre coups de pinceau, ça aurait fait un meilleur job. Ton bois, s’il n’est pas ramassé, j’ai un tracteur et je vais le pousser de là », lance pour sa part Jean-Marc Thibault, un autre résident de ce secteur.
« Depuis que je suis petite, la plage est là, naturelle, sans aménagement. C’est ce que je préfère, c’est ce que beaucoup de nous préférons à Douglastown », ajoute Donna Briand.

Réponse de la Ville
Le maire a de son côté rappelé qu’il y avait eu des consultations à ce sujet en 2021 et en 2022.
« Il y avait eu des consultations publiques à Douglastown. Une des conclusions était de faire des aménagements légers, dont baliser les sentiers. On comprend que la manière de réaliser ça n’était pas comme on l’avait visualisé. On va retourner voir les gens pour voir précisément comment on peut baliser », répond Daniel Côté.
La Ville avait aussi acheté du mobilier urbain et une toilette portative, précise-t-il. « Il y a des gens qui veulent voir des aménagements. D’autres veulent qu’on la protège [la plage]. On va reconsulter le monde à la fin de l’été. Il y a aussi de l’histoire. On a mandaté un historien pour faire de l’interprétation de cette plage. On a manqué un bout de consultation. Il faut se reprendre », note l’élu.
Questionné sur le sujet par Le Pharillon après la séance, le maire fait un constat. « Je n’ai pas dit à personne qu’on allait enlever le bois. On va juste le réaménager différemment pour qu’il fasse moins barricade, qu’il fasse moins montagne de bois en décomposition. »
Daniel Côté rappelle en terminant qu’il n’est plus possible de faire n’importe quoi sur les plages comme passer un tracteur, les règles environnementales ayant été modifiées au fil des ans.
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