Un pêcheur dénonce la triste fin d’un orignal
L'orignal au bas de la falaise à L'Anse-à-Beaufils avant qu'il soit retrouvé noyé quelques jours plus tard. Photo tirée de Facebook
Un orignal a connu un triste sort malgré un appel lancé auprès du ministère de la Faune pour tenter de sauver la bête prisonnière entre une falaise et la mer, près de L’Anse-à-Beaufils, le 27 juin.
David Tremblay, un pêcheur de homard de Chandler, dénonce la situation. Après avoir constaté la position délicate du roi de la forêt, il a appelé la ligne SOS Braconnage pour signaler la situation.
« J’ai vu que la bête était en danger. Elle était sur le bord du cap. J’ai appelé SOS Braconnage qui m’ont confirmé avoir appelé les agents [de protection de la faune] de Chandler. J’ai parlé aux agents trois jours plus tard après la découverte de la mort de la bête. Aucune information n’avait été donnée. Aucun signalement n’avait été fait à leur bureau », affirme-t-il.
La bête a été retrouvée noyée trois jours plus tard, le 30 juin. M. Tremblay estime que l’orignal est resté coincé à cet endroit durant trois jours sans boire ni nourriture, alors que la pleine lune a causé des marées avec une amplitude plus forte.
Le ministère de la Faune confirme qu’un orignal proche de la rive dans le secteur de L’Anse-à-Beaufils a bel et bien été signalé à SOS Braconnage le 27 juin et que les informations ont été transmises au bureau de Chandler selon les processus établis et l’évaluation du risque de la situation.
Selon la description de la situation, l’animal ne représentait pas un enjeu de sécurité pour la population. Il n’y a donc pas eu d’intervention. « Les interventions sur les animaux sauvages par la Protection de la faune du Québec sont réalisées uniquement dans des situations exceptionnelles où il y a une menace imminente à la sécurité de la population tout en considérant la sécurité des agents de protection de la faune dans leur intervention », explique le ministère par courriel.
« C’est plate, se désole toutefois David Tremblay, qui espère que son intervention permettra de modifier les protocoles d’intervention pour le futur. Un animal devrait être considéré comme un humain. Un animal en danger va souffrir durant trois jours, va agoniser, se noyer durant deux ou trois heures de temps et souffrir le martyre. »
La bête aurait été vue pour une première fois près de la Vieille Usine de L’Anse-à-Beaufils. Ayant craint les humains, l’orignal se serait sauvé vers l’est le long du rivage avant de se retrouver coincé le long du cap et connaître son funeste sort.
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