Pourtant réputée pour son inlassable énergie, Marjo estime que la Gaspésie lui en insuffle encore davantage. « Je ne sais pas ce qu’il y a dans l’air ici, mais on dirait que j’en ai encore plus », a confié l’artiste-passeure du 43e Festival en chanson de Petite-Vallée lors d’une entrevue avec Le Pharillon, évoquant le vent du large et la chaleur des Gaspésiens comme sources d’inspiration.
Avec un horaire chargé pendant six jours, l’artiste, qui se dit très organisée, a affirmé réécrire elle-même à la main son itinéraire chaque matin pour mieux se l’approprier.
Un coup de fil qui ne se refuse pas
Quand le directeur général et artistique du Festival en chanson, Alan Côté, l’a invitée à être l’artiste-passeure de l’événement, Marjo a raconté avoir accepté sans hésiter. « J’ai dit oui tout de suite. J’ai accepté ce rôle parce que je ne vais pas assez souvent en Gaspésie. » Elle décrit la région comme « un pays en soi », qu’elle ne visite qu’une fois tous les quatre ans, mais dont chaque passage la marque profondément.
C’est toutefois le spectacle des jeunes choristes qui l’a le plus touchée. « J’avais la gorge serrée quand les premiers accords se sont fait entendre, se souvient-elle, surprise par l’arrangement musical complet accompagnant les enfants. J’ai écouté et j’ai pleuré. C’est quelque chose d’unique ! »
Entre projets et introspection
Marjo a évoqué ses projets : cours d’aquarelle, refus répétés d’écrire sa biographie, mais début de réflexion sur le sujet.
« Peut-être qu’avec ce que j’aurai ramassé, je pourrai l’écrire », dit-elle en parlant de sa biographie, tout en réaffirmant son attachement à sa solitude entre les tournées.
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