Damabois suspend encore ses activités

Par Dominique Fortier 8:25 AM - 2 juillet 2026 Initiative de journalisme local
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L'usine Bois Chic-Chocs ferme pour une durée indéterminée. Photo Dominique Fortier

Encore une fois, l’entreprise Damabois se dit forcée de suspendre ses activités à ses usines de Cap-Chat et Saint-Damase.

Pour une troisième fois en un peu plus d’un an, Damabois évoque les mesures de protection du caribou pour justifier la suspension de ses activités. L’entreprise qui se spécialise dans le sciage et la transformation des sous-produits du bois avait arrêté son usine de Cap-Chat en mars 2025 puis en novembre de la même année.

On explique dans un communiqué que les mesures de protection du caribou mises en place en Haute-Gaspésie affectent lourdement l’approvisionnement en bois. Selon Martin Lavoie, président de Damabois, ces mesures paralysent 90 % du territoire habituel où l’entreprise allait chercher son bois.

Conséquemment, Damabois a dû se tourner vers d’autres territoires plus éloignés, entraînant du même coup, une explosion des frais liés, notamment au transport et au déplacement de la main-d’œuvre. On estime ces coûts à 10 millions de dollars depuis 2023. L’entreprise a eu à se rendre, entre autres, dans le secteur de L’Anse-Pleureuse pour y récolter du bois.

Ce n’est pas la première fois que l’industrie forestière sonne l’alarme. Depuis la mise en place des mesures dites temporaires dans un périmètre de 5 000 km2 autour du cheptel de caribous gaspésiens, l’approvisionnement est devenu fort problématique. Damabois avait déjà présenté un plan de transformation de son usine de Cap-Chat.

Québec sommé d’agir

Même si le gouvernement du Québec a déjà été interpellé depuis le début de la crise d’approvisionnement, Damabois demande une nouvelle rencontre avec les instances politiques responsables, soit les ministres de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, de l’Environnement, ainsi que des Ressources naturelles et des Forêts.

Cette interruption de services à l’usine Bois Chic-Chocs de Cap-Chat est d’une durée indéterminée. « C’est une triste journée pour Damabois, nos employés et leurs familles. Ce n’est jamais une décision facile de procéder à la fermeture de nos installations. C’était toutefois la seule décision à prendre dans le contexte », précise Martin Lavoie.

Celui-ci souhaite que le gouvernement entende ce cri d’alarme et adopte des solutions pour éviter la fermeture définitive des usines du groupe Damabois.

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