Le porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, Monsef Derraji, sonne l’alarme face à ce qu’il qualifie de « ratés majeurs » du Guichet d’accès à la première ligne (GAP) en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine.
Selon des données couvrant la période du 1er avril 2025 au 31 mars 2026, ce sont 41 % des demandes nécessitant une consultation médicale qui se concluent par une non-disponibilité de rendez-vous dans la région. Il s’agirait du pire bilan à travers tout le Québec.
Pour le député de Nelligan, ces statistiques accablantes illustrent l’échec des politiques du gouvernement en matière d’accès aux soins de santé primaires. « Sur le terrain, l’approche actuelle démontre clairement que l’on s’éloigne d’une véritable prise en charge et que l’on délaisse les patients gaspésiens et madelinots », note le libéral.
Selon l’élu, cette triste réalité fait directement écho aux constats partagés par les médecins et les professionnels de la santé, qui constateraient quotidiennement les bris de services et l’incapacité du système actuel à répondre aux besoins criants de la population en région.
« C’est inacceptable qu’en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, près d’une personne sur deux qui a besoin de voir un médecin via le GAP ne puisse pas obtenir de rendez-vous, s’indigne Monsef Derraji. Les chiffres le prouvent : avec un taux d’échec record de 41 %, on s’éloigne de la prise en charge médicale et on délaisse complètement les patients de la région. Le gouvernement de la CAQ doit des explications aux Gaspésiens et aux Madelinots pour cette rupture de services majeure qui met leur santé à risque. »
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