Une partie de l’aide financière enfin versée
La RéGÎM a obtenu une partie de l'aide due par Québec, mais ne roule toujours pas sur l'or. Photo Jean-Philippe Thibault
Après des mois de tergiversations, Québec a finalement versé une partie de l’aide financière de l’exercice 2025 à la Régie intermunicipale de transport Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.
Malgré tout, la RéGÎM doit tout de même réduire ses activités cet été pour garder sa tête hors de l’eau.
« On a reçu le premier versement de notre subvention 2025 qui équivaut environ à 70 % du montant. La reddition de compte est déjà faite. On devrait recevoir le deuxième versement dans les prochaines semaines », calcule la directrice générale, Marie-Andrée Pichette.
Ainsi, la RéGÎM a reçu 760 000 $ dans son compte de banque le 10 juin.
« On a beaucoup de paiements à rattraper. Ça fait quand même un an qu’on roule sur la marge de crédit. On va se mettre à jour au niveau des finances. Ça nous donnera un peu d’oxygène et continuer pour l’année 2026 », illustre la gestionnaire.
Malgré ce versement, les comptes à recevoir de Québec sont à 1,1 million $ : le solde de la subvention de 2025 et la première partie pour l’année 2026.
Une bonne et une mauvaise nouvelle : Québec a mis de côté la compression de 2025, mais la RéGÎM voit sa subvention de base réduite à compter de 2026.
« Il y a eu beaucoup de pression politique lorsque le programme a été annoncé. Le programme est sorti en novembre 2025. En appliquant les nouvelles modalités, on s’apercevait qu’on avait des réductions financières, mais l’année était pratiquement terminée. 2025 est sur les anciennes modalités du programme. Mais en 2026, la réduction est active », explique Mme Pichette.
Recentrer les activités
Dès février, l’organisme de transport collectif régional avait mis en place certaines réductions et ajustements à son service pour tenir compte de ce manque à gagner.
Avec un budget qui reste tout de même très serré, la RéGÎM se voit contrainte de mettre de côté d’autres mesures qu’elle mettait en place en été.
« On refait le même exercice pour l’été. Chaque été, on optimisait des trajets et secteurs pour faire face à l’influence touristique, ce qu’on ne pourra faire cet été. »
Les navettes spéciales comme celle de Forillon ne pourront être mise en service.
Cependant, les services de type nolisé comme au Festival BleuBleu de Carleton-sur-Mer demeurent.
La gratuité du service pour les aînés et les étudiants ne sera pas possible.
Les étudiants pourront obtenir un laisser-passer mensuel au coût de 60 $.
L’avenir reste compliqué
Avec un resserrement du soutien de l’État, la RéGÎM doit réfléchir à son futur, d’autant plus que les coûts d’exploitation continuent d’augmenter.
L’organisme devra aussi renouveler différents contrats avec ses transporteurs pour mettre en service des autobus.
Avec une augmentation du coût du carburant et pour les propriétaires de flottes la hausse du coût d’acquisition des véhicules et des pièces aura un impact sur la facture.
« On est en réflexion. C’est important que l’organisation prenne un pas de recul et voir l’avenir de l’organisation. Comment on continue de se déployer et répondre aux besoins des citoyens qui en ont besoin ? Clairement, l’aide financière gouvernementale est difficile et incertaine. On est très dépendant de ça. Le reste va continuer à augmenter », réfléchit Mme Pichette.
Les dépenses continuent d’augmenter, mais les revenus ne haussent pas.
Le retour à un horaire normal est prévu cet automne.
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