Drogue et alcool auraient contribué à une noyade accidentelle
Photo Jean-Philippe Thibault
La consommation de drogue et d’alcool pourrait avoir été un facteur contributif au décès de Philippe Arsenaut, 48 ans, de Cascapédia-Saint-Jules, qui avait été retrouvé noyé le 27 octobre dans la rivière Petite Cascapédia Est, dans l’arrière-pays de New Richmond.
Le coroner Jean-Pierre Chamberland indique que la victime était partie à la chasse avec des amis et des parents le 24 octobre. Arsenault, qui avait plusieurs comorbidités dans son dossier de santé, avait décidé de rester une nuit supplémentaire sur les lieux de chasse pour surveiller le terrain, comme il le faisait toutes les années.
Lorsque son père est arrivé sur les lieux le 26 octobre, il constate que la porte de la roulotte de chasse était déverrouillée; que le cellulaire et le portefeuille de son fils étaient dans la roulotte. Sa carte d’hôpital était sortie et les armes étaient dans la roulotte.
Les autorités sont appelées pour tenter de trouver l’individu, le 27 octobre. Dans les recherches, les policiers ont trouvé le manteau de la victime sur un sentier.
L’homme a été retrouvé dans la rivière, le visage dans l’eau, non loin du manteau. Il ne portait qu’un chandail, une jambe des pantalons était retirée et ses sous-vêtements retirés partiellement. Selon l’hypothèse du fil des événements établie par le coroner, le quarantenaire aurait quitté la roulotte sous l’effet de la drogue et parcouru une bonne distance.
Il a consommé de la cocaïne et de l’alcool, comme l’ont démontré les examens toxicologiques. « Une récidive de psychose en état de consommation est probable. Le fait que M. Arsenault se soit partiellement déshabillé a certainement entravé ses mouvements […] Il est tombé à l’eau. Il a probablement eu connaissance de sa chute, car il apparaît qu’il a eu un réflexe de protection », écrit le coroner.
« Il s’agit à mon avis d’une chute accidentelle dans la rivière sous l’influence de la cocaïne, ce qui n’exclut pas qu’il ait eu un malaise. L’autopsie n’exclut pas une noyade, ni une hypothermie ou les deux. Philippe Arsenault est décédé d’asphyxie par noyade après avoir fait une chute dans une rivière, dans un contexte de consommation de cocaïne et d’alcool », conclut-il.
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