Dix ans après des travaux majeurs qui ont redonné un accès naturel à la mer — à la suite des tempêtes dévastatrices de 2015 et 2016 qui avaient emporté l’ancienne promenade — un important ajustement à la recharge de plage est en préparation pour 2027.
Avant de procéder à la recharge, diverses études devront être faites avec l’appui du ministère de la Sécurité intérieure (le défunt ministère de la Sécurité publique). Une étude de caractérisation doit d’abord être faite.
« C’est une parmi d’autres qu’il faut approuver qui vient caractériser le milieu naturel : calculer le nombre de fougères ou de nids d’oiseaux pour prévoir les travaux prévus à l’automne 2027 », indique le maire, Daniel Leboeuf. Des travaux pour ajuster la plage étaient prévus en 2025, mais ils ont été retardés.
« Certains bouts de la recharge de plage avaient été emportés plus rapidement que prévu, ajoute l’élu. Ils refont leurs études, car c’était un projet pilote. C’étaient les premières recharges de plage — nous et les Îles-de-la-Madeleine — qui essayaient cette technique au Québec. Ce n’est pas la même chose que les modèles développés en Europe et ailleurs qu’au bord du golfe du Saint-Laurent. Ils vont ajuster leur modèle et rallonger la plage le plus possible. »

L’anse du Nord
Les ingénieurs du ministère de la Sécurité intérieure ont profité de leur passage à la fin mai à Percé pour aller vérifier ce qui se passe aussi du côté de l’anse du Nord, qui est aussi touchée par l’érosion des tempêtes côtières.
« On est toujours sur la liste des projets retenus pour une intervention possible. Notre boule est dans le boulier du bingo, illustre Daniel Leboeuf. Mais on ne sait pas quand ce sera jugé urgent d’intervenir. Ce sera entre un an et cinq ans, selon les urgences. On est en mode surveillance, comme bien d’autres communautés le long du Saint-Laurent, et les plus pressants sont pigés dans le paquet de cartes, comme à Maria l’an dernier. »
Pour ce qui est du havre de pêche de Percé, le mur de béton de la « promenette » devrait recevoir un enrochement possiblement cet automne alors que la structure est à risque de tomber à l’eau, l’érosion ayant fait son œuvre.
« Avec un enrochement, ce serait sécuritaire. C’est temporaire pour éviter que le mur s’écroule et protéger nos bâtiments historiques et la rue du Mont-Joli », rappelle le maire.

Un fonds d’aide pour le tourisme
Percé affectera jusqu’à 150 000 $ des redevances des carrières et des sablières pour mettre à niveau la route donnant accès au Parc municipal de la Rivière Émeraude.
Par ailleurs, une partie du surplus non affecté de la Ville sera versée au fonds d’entretien des infrastructures touristiques, créé en mars. « C’est de l’argent que les touristes et visiteurs déboursent pour visiter ce parc. L’an dernier, on a eu des excédents des recettes assez importants », calcule le maire Daniel Leboeuf.
La Ville versera ainsi 208 000 $ dans ce fonds. Par la suite, les deux tiers de l’enveloppe (66 %) serviront au Parc municipal de la Rivière Émeraude et un tiers (33 %) pour les autres attraits, comme la promenade ou les haltes routières.
Les prochaines années généreraient le même montant pour alimenter le fonds, selon ce qu’avance le maire. Percé a toujours en banque 155 000 $ de la défunte redevance touristique, invalidée par les tribunaux en juin 2023.
La somme est mise en fidéicommis jusqu’en septembre 2027, soit jusqu’au délai de prescription. Elle sera ensuite ajoutée au fonds.
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