Mission Malartic
Stéphane Gamache (droite) en discussion avec le maire de Malartic, Martin Ferron. Photo Dave Lavoie
À Malartic, on extrait 50 000 tonnes de minerai chaque jour. À Murdochville, Métaux Osisko anticipe d’en extraire trois fois plus, soit quelque 150 000 tonnes de minerai quotidiennement, ce qui en ferait « la plus grosse mine au Canada », selon le chef de la direction, Robert Wares.
Pour s’y préparer, le maire Stéphane Gamache, le conseiller municipal Harold Mercier, la conseillère en développement territorial à la MRC, Lennie Lacasse, et le directeur de la SADC, Dave Lavoie, sont allés à la rencontre de plusieurs acteurs du milieu en Abitibi. Ils ont ainsi pu discuter avec tout le conseil municipal de Malartic, une partie de leur administration, la préfète de la MRC, la chambre de commerce locale ainsi qu’avec des joueurs en développement immobilier et en environnement. Une visite de la mine aurifère d’Agnico Eagle a été aussi été menée, en compagnie de hauts dirigeants de l’entreprise.
« On voulait bien comprendre les enjeux. On sort avec beaucoup d’informations et beaucoup d’idées, indique Stéphane Gamache. Là, il faut regarder tout ça avec le conseil municipal et planifier les choses. On nous a pistés sur certains aspects à réfléchir et ça nous permet de voir en vrai la situation. Le portrait général est plus favorable que ce qu’on peut voir dans le documentaire Malartic. »
No fly-in, fly-out
Si le feu vert est donné, pas moins de 1300 travailleurs vont œuvrer durant deux ans à la construction des installations de la mine. Une fois en exploitation, elle devrait en employer 700, qu’il faudra loger. Actuellement, Murdochville compte environ 640 habitants. La mairie espère éviter autant que possible le navettage ; le fameux fly-in, fly-out.
« Il faut mettre des conditions favorables pour minimiser le navettage. Ça, c’est certain. Tout le monde a insisté là-dessus, note le maire. Il faut être une ville attrayante. Il faut bien se préparer et ne pas hésiter à faire nos demandes à la minière. Il ne faut pas être gêné d’en faire, les préparer et les établir pour en arriver ultimement avec un partenariat avec eux. Et ne pas hésiter à se faire accompagner pour bien faire les choses. C’est le bon moment d’en discuter. Une fois que c’est en opération, ça commence à être tard. »
« L’activité minière, il ne faut pas se cacher qu’il y a des impacts, ajoute le maire. Mais il faut les réduire au minimum. On ne peut pas penser qu’il n’y a aucun désagrément, ça ne se peut pas. Il faut en parler dès maintenant. »
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