Gaspé a tenu à souligner les exploits de son nageur local Éli Pelletier, qui évolue maintenant à Lévis, mais qui ne cesse de faire rejaillir le nom de sa ville natale en compétition.
Jeudi, il a apposé sa griffe dans le livre d’or de Gaspé, à côté de plusieurs illustres dignitaires ou de sportifs aguerris, tels que Cédric Paquette, la gouverneure générale Julie Payette ou encore l’ambassadeur de Pologne.
Dans toute son humilité, Éli Pelletier a tenu à remercier ce geste. « Merci de cette reconnaissance et de me suivre dans toutes mes étapes […] C’est une fierté. Je peux me dire que même si je viens d’un petit endroit, je peux faire des grandes choses. Qu’on le reconnaisse, ça fait du bien. »
Pour sa part, la Ville de Gaspé tenait à reconnaître ses performances exceptionnelles, le remercier pour son rayonnement et témoigner de sa fierté à son égard ; un mot qui est revenu à plusieurs occasions lors de la cérémonie.
« Il fait notre fierté sur les tribunes québécoises et canadiennes, alors c’est un privilège de le recevoir, a souligné le maire Daniel Côté. C’est un extraordinaire athlète. Souvent, on se faire dire qu’en Gaspésie, on n’a pas toutes les ressources pour percer dans les plus hauts niveaux. Tu fais mentir les statistiques et c’est parfait. On te dit un gros bravo et un gros merci. Ton nom est associé à Gaspé. Cette reconnaissance vient avec des gens qui se démarquent et tu en fais partie. »

La suite
Faisant maintenant partie du club des Riverains, le nageur n’a pas d’objectif précis en tête, mais compte bien repousser ses limites tant que la passion y sera. « C’est de continuer à s’améliorer en aimant ce que je fais dans mon sport ; continuer de progresser. On va voir si ça peut nous amener quelque part. »
Le jeune homme de 18 ans continue de fracasser ses records personnels, ce qui est de bon augure pour la suite. « Le prime n’arrive pas en même temps pour tout le monde, mais dans mon cas, je n’ai pas encore vu le sommet encore. Je peux continuer à m’améliorer. »
Et ce n’est certainement pas son ex-entraîneur qui va le contredire, lui qui était sur place pour l’occasion. « C’est un talent naturel, très facile à entraîner et très plaisant à travailler avec lui, souligne Jérémie Hamel, qui a travaillé de pair avec son protégé pendant deux années et des poussières alors qu’il portait encore les couleurs des Barracudas et dont le succès n’y est pas étranger.
» C’est un travail physique et mental constant. C’est très exigeant comme efforts, mais ç’a été très payant. C’est définitivement le meilleur athlète dans l’histoire du club. Autant de médailles et autant de titres, c’est une première et un honneur. Il continue à s’améliorer de façon exponentielle. On n’a pas encore vu le plafond. «
À la question qui tue qu’il entend probablement le plus souvent, à savoir s’il vise un jour les Jeux olympiques, bon joueur, Éli Pelletier n’esquive pas l’interrogation. » C’est un bel objectif. Tant que j’aime le sport, je vais continuer. Si ça m’amène par là, je vais le faire, mais il y a d’autres objectifs à avoir avant d’atteindre ce calibre. «
Les prochains Jeux du Canada en sont un bon exemple. Il lui reste cette année deux autres compétitions dans le circuit civil, une par équipe et les essais canadiens, avant une pause bien méritée de six semaines.
Rappelons qu’en août, Éli Pelletier avait fait écarquiller bien des yeux en revenant à la maison avec quatre médailles au cou des Jeux du Canada. Il avait remporté deux médailles d’or au 50 m libre et au relais 4 x 100 m libre, en plus de l’argent au 50 m dos et le bronze au 100 m libre. En mars, il a notamment décroché la médaille d’or lors de la finale du 50 m dos à la Coupe du Québec.
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