(NS | IJL) Le retrait d’une base de la SOPFIM à l’aéroport de Grande-Rivière fait grincer des dents à la MRC du Rocher-Percé, qui a posé des questions sur les motifs ayant mené à cette décision.
Les élus se demandent pourquoi un tel retrait alors que 15 % des 150 000 hectares à protéger contre la tordeuse du bourgeon de l’épinette en 2026 se trouvent dans leur MRC.
« Je déplore la situation, surtout que le gouvernement du Québec a investi plus de 10 millions de dollars dans l’aéroport, explique le préfet suppléant et maire de Port-Daniel-Gascons, Henri Grenier. Ça nous prive aussi de revenus non négligeables. »
Ce sont près de 40 000 $ de revenus qui sont ainsi perdus : 20 000 $ en location et un autre 20 000 $ lié à l’utilisation de carburant.
« L’information reçue par la SOPFIM était à l’effet que l’absence d’une base s’expliquait par des coupures budgétaires et des superficies à arroser », précise le préfet suppléant.
« Il y a quand même une bonne nouvelle : notre directrice générale les a contactés, et il serait possible que la SOPFIM soit de retour l’an prochain », note toutefois Henri Grenier. Des représentations seront faites cet automne pour s’assurer que la SOPFIM soit de retour.
Un aéroport utile
Le préfet suppléant estime que les services offerts à l’aéroport du Rocher-Percé sont utiles, particulièrement pour l’avion-ambulance.
« Pour ma part, le service hospitalier offert vers les grands centres est en mesure de fournir des soins pour une partie de notre population qu’on n’a pas dans la région. Ça coûte environ 200 000 $ pour quelque 17 000 personnes, ce qui représente environ 10 $ par citoyen, calcule-t-il. Le coût en vaut la chandelle. »
Henri Grenier indique que des démarches se poursuivent pour développer les activités à l’aéroport. L’automne dernier, la MRC a tenu une consultation pour définir son futur dans le cadre d’une démarche de planification stratégique. Parmi les suggestions faites, le transport par cargo, une desserte aérienne régulière ou des vols nolisés. L’aéroport sert actuellement à des pilotes privés et aux avions gouvernementaux.
L’aérogare a été rénovée et agrandie au coût de 2,5 millions dans la dernière phase de travaux, en 2024. En 2020, l’aéroport a vu sa piste être allongée. La station météo et le balisage de la piste ont été aussi mis à niveau pour 10,4 millions.
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