Une réaction tiède des élus de Gaspé

Par Nelson Sergerie 12:50 PM - 21 mai 2026 Initiative de journalisme local
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Le député de Gaspé, Stéphane Sainte-Croix. Photo Jean-Philippe Thibault

Stéphane Sainte-Croix salue l’initiative lancée par les conservateurs, mais estime que la voie suivie n’est pas la bonne.

« Il y a un processus de projet de loi qui fait consensus auprès des collègues parlementaires, note d’emblée le député de Gaspé. Il adresse les enjeux propres au territoire gaspésien. Il répond aussi aux autres éléments problématiques soulevés par la croissance démocratique dans les autres comtés. Il a l’approbation de l’ensemble des collègues à l’exception de celui de Saint-Jérôme [Youri Chassin]. Cette initiative risque de saborder le travail de notre gouvernement avec les oppositions, sur lequel un consensus est établi. C’est voué à frapper un mur », croit Stéphane Sainte-Croix.

Il rappelle que cela fera bientôt trois ans que les partis représentés à l’Assemblée nationale travaillent à un consensus. « Je trouverais dommage qu’on choisisse une voie qui a plus d’effets démobilisateurs plutôt que le projet de loi proposé. »

Le répondant régional dans la contestation judiciaire de la loi mettant fin à la réforme de la carte électorale en 2024, Daniel Côté, également maire de Gaspé, y voit aussi plusieurs accrocs.

« Sur le fond, ça aurait pu être une bonne proposition, mais on a un problème : ça prend un consensus le plus élargi possible à l’Assemblée nationale pour que ça passe. »

« Il y a un ou deux députés qui ne sont pas d’accord à un consensus de 123 députés sur 125 députés, ajoute-t-il. La forme la plus consensuelle est celle qui est sur la table. Peu importe le moyen, c’est la résultante qui est importante. On va oublier la finalité en se chicanant sur les moyens. C’est ce que les élus de la Gaspésie voulaient éviter. »

« J’ai un grand respect pour Maité Blanchette Vézina, mais en tout respect pour elle, ce qu’elle est en train de faire, c’est de diviser l’Assemblée nationale. Qu’ils se rallient à la volonté de 123 députés sur 125 qui font preuve d’une grande démocratie. Qu’ils mettent de côté leur principe idéologique : qu’ils mettent de l’avant un principe de la démocratie qu’ils ne respectent pas actuellement. C’est le cœur du problème », conclut Daniel Côté.

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