Luan Larobina l’emporte aux Francouvertes

Par Jean-Philippe Thibault 3:00 PM - 14 mai 2026
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Luan Larobina lors de la finale des Francouvertes. Photo Jaime Antonio Luna

Le 11 mai, Luan Larobina a remporté les 30es Francouvertes, dont les finales se tenaient au Club Soda de Montréal.

La Gaspésienne a su tirer son épingle du jeu alors que pas moins de 280 candidatures avaient été reçues cette année. Seules 21 d’entre elles ont été retenues pour ce qui est probablement le concours de chanson le plus en vue de la province, avec à la clef pour la gagnante une panoplie de prix, dont une bourse de 15 000 $, 20 heures d’enregistrement en studio, l’impression de 500 pochettes de vinyles simples ou encore une campagne publicitaire radio de deux semaines. Entretien avec la principale intéressée.

Es-tu encore sur un nuage, trois jours après ta victoire ?

Ça redescend, mais oui je suis encore en train de processer l’information !

Tu étais dans quel état d’esprit avant d’entrer en scène pour la finale ?

J’étais en mode célébration. Les trois finalistes on s’était dit [les deux autres étaient Fyore et Irdens Exantus] qu’on se considérait gagnant de se rendre en finale. C’était plus un esprit d’avoir envie de faire vibrer le public, de faire passer une belle soirée aux gens. La compétition ne se sentait pas vraiment parce qu’on admire nos projets les uns les autres. C’était juste du bonbon. Rendu là, le podium n’était plus vraiment d’actualité.

Qu’est-ce que ça représente pour toi de gagner les Francouvertes ?

C’est déjà une opportunité de les faire. Il y a énormément de monde qui s’essaie chaque année. D’être choisie parmi les 21, c’est un prix en soi. Je ne m’attendais pas à me rendre en finale, et encore moins de la gagner. Je suis super honorée. On s’inscrit dans des concours pour la visibilité et la découvrabilité de son projet. C’est le concours au Québec le plus couvert. Ça représente les efforts que je mets dans ma musique depuis trois ans, qui sont reconnus et validés.

Qu’est-ce qui se passe depuis trois ans dans ta carrière ?

J’ai gradué de l’École nationale de la chanson de Granby en 2021 et les trois dernières années, c’était surtout de mettre la table à ce qui s’en venait. Maintenant, c’est comme une nouvelle étape. J’en suis à concrétiser ma carrière. J’ai sorti un EP l’an passé, lancé une chanson aujourd’hui [jeudi 14 mai] et un album est en préparation.

Comment tu vois la suite des choses ?

C’est une belle vitrine, alors il y a aura sûrement un après Francouvertes. Mais je n’ai pas l’intention de changer ce que je fais. Je veux rester authentique, continuer de parler de la Gaspésie et des choses qui me touchent, en espérant rejoindre les gens. Faire de la musique de manière humble, c’est mon objectif. Mon après sera de continuer de faire ce que je fais, mais de le faire découvrir au plus de gens possible.

Pour quelqu’un qui ne connaîtrait pas ta musique, comment tu la décrirais ?

Je suis une artiste avec une identité mixte, d’un père argentin et d’une mère gaspésienne. Je mélange les deux univers en faisant du indie folk latin. Je m’inspire beaucoup de Richard Desjardins, mais aussi de Lhasa de Sela et Natalia Lafourcade. Je fais de la musique qui parle aux gens.

Est-ce que l’objectif ultime, c’est de vivre de ton art ?

Je suis dans un collectif d’artistes qui s’appelle Nikamu Mamuitun avec qui on tourne en ce moment et j’ai plusieurs projets à gauche et à droite qui me permettent d’en vivre depuis deux ans, mais c’est sûr que le but va être de me concentrer sur mon projet et de l’exploiter à 100 %.

Est-ce qu’on pourra te voir et t’entendre cet été en Gaspésie ?

Oui, le 30 juin au Festival en chanson de Petite-Vallée et le 8 juillet à l’église de Coin-du-Banc.

Qu’est-ce qu’on te souhaite pour la suite des choses ?

Du succès dans mes affaires, j’imagine. J’ai envie de continuer de faire de la musique authentique ; de proposer quelque chose d’original au Québécois et Québécoises.

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