Un remorqueur et deux barges en construction au Chantier Naval Forillon

Par Nelson Sergerie 2:41 PM - 27 avril 2026 Initiative de journalisme local
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Un croquis du remorqueur et des barges en construction au Chantier Naval Forillon. Photo Chantier Naval Forillon

Chantier Naval Forillon construit un remorqueur particulier et deux bardes auto-déchargeantes pour une société sœur de Centurion Fondation — Valhalla — établie dans la région de Québec.

La construction des infrastructures maritimes a commencé en mars à Rivière-au-Renard et le 24 avril, l’entreprise a procédé à la traditionnelle pose de pièce de monnaie sur le remorqueur.

La pièce de monnaie qui a été soudée au nouveau remorqueur en construction au Chantier Naval Forillon. Photo Chantier Naval Forillon

Ce geste symbolique vise à porter chance à l’équipage et au navire tout au long de sa vie opérationnelle, tout en soulignant le savoir-faire et l’engagement des équipes qui participent à sa construction. Le remorqueur en construction est particulier, explique le président-directeur général du Chantier Naval Forillon, Jean-David Samuel.

« C’est un remorqueur qui est transportable par la route. Il entre sur une remorque. On est capable d’enlever la timonerie et on peut la mettre devant le bateau. On est capable de le prendre avec une grue, de le mettre à l’eau et le sortir pour le transporter entre les sites d’opération. »

De pouvoir transporter le navire sur la route raccourcit les délais de déplacement plutôt que de le faire naviguer d’un site à l’autre. Le remorqueur sera propulsé par des moteurs Cummins, offrant une combinaison performante de poussée, de maniabilité et de durabilité.

Sa conception vise à soutenir une large gamme d’opérations, notamment le remorquage de barges de dragage ou de chantier et les interventions spécialisées liées aux activités maritimes croissantes de la société. Le design a été complété par l’entreprise en architecture navale Navanex.

La livraison officielle du remorqueur est prévue pour la fin du mois de juin. La construction de remorqueurs s’est amorcée en 2006 et une quinzaine ont été livrés par le chantier naval depuis; le deuxième depuis l’été dernier. En parallèle à la construction du remorqueur, le chantier construit deux barges auto-déchargeantes pour le même client.

« C’est un nouveau système. Ce sont des sections qui pourront être mises avec des barges standardisées. L’entreprise pourra faire du dragage, mettre des sédiments dans les barges et aller les porter un peu plus loin », précise Jean-David Samuel.

 Le président-directeur général du Chantier Naval Forillon, Jean-David Samuel. Photo Jean-Philippe Thibault

Chantiers achalandés

Les deux sites de Gaspé et Rivière-au-Renard sont très occupés. À Gaspé, la construction du navire semi-hauturier de recherche halieutique pour le gouvernement fédéral se poursuit. Une cale sèche vient de s’achever et le Yvan-Quinn de la Société des traversiers du Québec s’y trouve pour des réparations.

À Rivière-au-Renard, outre ces trois éléments en chantier, un nouveau navire de pêche sera entrepris en mai. Le carnet de commandes est relativement bien rempli.

« On a quelques disponibilités, mais on est capable d’occuper tout le monde jusqu’à la fin de 2027. On regarde quels projets entreront cet automne-là. On a peut-être quelques capacités en réparation au cours des prochains mois », avance M. Samuel, ce qui est une bonne nouvelle pour la centaine de travailleurs à l’emploi de l’entreprise.

Chantier Naval Forillon continue de se positionner en vue d’autres contrats fédéraux dans le cadre de la Stratégie navale canadienne. « On veut développer ce côté-là, autant au niveau Garde côtière que de la Défense nationale. Ça va bien. On a un beau positionnement et l’équipe en place travaille à amener d’autres mandats. On est confiant. »

Les travaux de modernisation de la rampe de chargement de Gaspé s’amorceront par ailleurs très prochainement. « On commence avec des premiers travaux et, dès que le Yvan-Quinn sera parti, les équipes vont arriver pour les gros travaux. Le projet avance bien. On a toujours des plans de croissance et d’infrastructures pour les prochaines années. »

Les travaux sur la rampe nécessitent un investissement de 1,5 million de dollars, dont 1,1 million en soutien d’Ottawa.

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