Une première rencontre officielle du Conseil des régions s’est tenue le 23 avril. La création de la première ministre Christine Fréchette réunit 18 députés des 17 régions administratives.
Celui de Gaspé, Stéphane Sainte-Croix, y siège pour la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine. Des rencontres se tiendront minimalement toutes les deux semaines « pour favoriser divers enjeux régionaux dans les décisions et orientations gouvernementales ».
Cette table, présidée par le ministre délégué aux Régions, Mathieu Lévesque, pourrait notamment permettre de prendre le pouls des régions avant d’appliquer des positions mur à mur, comme dans le dossier de l’immigration par exemple, dont l’intégration au tissu socioéconomique n’est pas la même à Gaspé qu’à Montréal.
« On peut partager la connaissance qu’on a de nos milieux pour voir comment atterrissent des projets de loi, des politiques publiques ou des changements de règle dans un programme, explique Stéphane Sainte-Croix. Ç’a des impacts qui diffèrent d’une région à l’autre. C’est un peu ce qu’on a fait valoir dans les deux dernières années sur la nécessité à nos yeux, députés des régions, de se doter d’une instance pour favoriser une meilleure intégration de l’action gouvernementale dans nos régions. L’aspect administratif c’est une chose, mais comment les choses se vivent sur le terrain par les citoyens c’en est une autre. »
Le Conseil des régions relève du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation, mais les discussions du Conseil des régions devraient se rendre en haut lieu, soutient le député de Gaspé.
« On a eu l’assurance de M. Lévesque que ça se rendra aux oreilles des ministres concernés, puis de la première ministre. Il ne faut pas oublier que c’est à sa demande que ç’a été mis sur pied. On va amener un maximum d’intrants pour mieux harmoniser l’action gouvernementale […] C’est un niveau d’analyse de plus. »

Des bémols
Appelé à commenter, l’ex-député de Gaspé a quelques réserves sur la stratégie. Gaétan Lelièvre aurait préféré conserver un ministre responsable de la Gaspésie issu de la députation gaspésienne.
« Selon moi, on rajoute un intermédiaire et on enlève un pilier extrêmement important dans le canal de communication qui était le ministre régional. »
« À mon avis, ce sera plus un groupe de réflexion et de discussion ; de conseil des sages et de concertation, poursuit-il. Je m’attends à un organe très théorique, très consultatif pour essayer de convaincre les régions qu’on s’occupe d’elles, mais on le sait déjà ce qu’on veut : c’est de la décentralisation avec plus de pouvoirs avec nos propres directions régionales. »
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.