Déposé en septembre 2023 au ministère de l’Enseignement supérieur, le projet de résidence étudiante à Grande-Rivière franchit une première étape avec l’autorisation de lancer les plans et devis.
L’établissement serait utilisé tant par les étudiants de l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec (ÉPAQ) que ceux du Centre de formation des adultes du Centre de services scolaire René-Lévesque (CSSRL)
« Dans les prochains mois, on sera capable d’aboutir avec des plans et devis pour une construction éventuelle pour répondre au besoin d’hébergement pour les étudiants », explique la directrice du Cégep de la Gaspésie et des Îles, Yolaine Arseneau.
Le nombre de places sera défini lors de cette première étape, mais le Cégep vise l’équivalent de ce qui a été mis en service l’automne dernier à Carleton-sur-Mer, soit entre 20 à 24 places.
« Pour commencer ça, il fallait décider de l’emplacement. Avec les différentes contraintes, on pourra voir les espaces disponibles pour construire un bloc selon les standards nécessaires », calcule la gestionnaire.
Pour y parvenir, un partenariat a été conclu avec le CSSRL, qui est propriétaire du terrain situé près du centre de formation des adultes et pas très loin de l’ÉPAQ. Le Cégep sera propriétaire de l’édifice.
« Ce partenariat est intéressant autant pour nous que pour le Centre de services scolaire et la Ville de Grande-Rivière. On est très content de compter sur ce partenariat avec lequel on répète l’expérience conclue à Carleton-sur-Mer », poursuit la directrice.

Pour le moment, comme le nombre de places disponibles n’est pas encore connu, il est difficile d’établir la proportion d’occupation pour les étudiants de l’ÉPAQ et du Centre de formation des adultes.
« L’entente va être similaire. En échange du terrain, nous allons réserver des appartements pour le Centre de formation selon la procédure qui sera établie entre les organisations. Mais on va occuper la plus grande partie du bâtiment. » Il reste encore à obtenir le financement de la construction du bâtiment par le ministère.
« Pour l’année 2026-2027, le ministère nous a autorisés à aller de l’avant et de libérer les fonds nécessaires pour réaliser les plans et devis. Ensuite, on pourra — espérons-le — passer à la seconde phase du projet pour l’année 2027-2028 », ajoute Mme Arseneau.
Il est trop tôt pour établir le coût du projet global. Même si Québec a serré les budgets au cours des dernières années, la dirigeante reste optimiste.
« Il y a deux ans, le gouvernement a changé la mécanique pour les budgets d’investissements, mais avec ça venait une prévisibilité avec des fonds disponibles à l’automne pour les trois prochaines années. Le ministère a prévu des sommes pour la résidence pour l’année financière 2027-2028. J’ose espérer que cette façon de faire se déroulera comme on l’anticipe. Je reste positive et on travaille dans l’esprit où on est confiant que le projet va aboutir. »
Le complexe de Carleton-sur-Mer compte 24 appartements abordables et a été réalisé au coût de 7,7 millions de dollars, financé à 75 % par Québec. Il a été inauguré en août dernier. Par contre, les nouveaux projets sont financés à hauteur de 50 %.
Toujours des besoins à Gaspé
Même si les résidences du campus de Gaspé compteront quelque 350 chambres ou appartements à la prochaine rentrée, il reste qu’il y aura des besoins pour loger l’ensemble des étudiants.
« On est quand même un des cégeps — toutes proportions gardées — qui accueille le plus d’étudiants étrangers. On est à plus de 50 % de nos étudiants qui logent dans nos résidences », soutient Yolaine Arseneau.
Pour le moment, la résidence a une liste d’attente qui varie pratiquement chaque jour, selon les décisions prises par les étudiants. « On encourage les gens de la région de Gaspé qui auraient des projets de construction ou d’aménagement de petits logements ou de chambres à louer à se manifester. On croit qu’il y aura des besoins. »
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