Il y a environ 40 ans, Gaspé a connu sa dernière partie de curling. Ce mois-ci, trois hommes ont repris le flambeau et ont fondé le Club de curling Gaspé : Jean-François Drolet, Bernard Blais-Morin et Frédéric Jacques. Ils ont fait découvrir cette activité aux adultes et enfants, le dimanche 19 avril, à l’aréna Luc-Germain.
Derrière cette activité se cachait un objectif précis, indique l’un des fondateurs, Frédéric Jacques. « On voulait trouver des membres pour la première assemblée générale qui aura lieu en septembre. C’était le fun de voir des retraités et des jeunes. Il y en a qui sont juste venus pour voir à partir des estrades. » Initialement, ils étaient seulement deux membres. Ils sont désormais 49 inscrits.
Le projet s’est organisé en cinq jours, grâce à l’accompagnement de la gestionnaire des infrastructures sportives de la Ville, Béatrice Harvey. « Elle nous a dit qu’il n’y avait aucune réservation pour la dernière fin de semaine. En ce moment, ils sont en train de bulldozer la glace ! »
Fraîchement arrivés sur le marché du sport de la ville, ils ont emprunté leurs pierres et leurs balais au Club de curling de Murdochville. « Vu le succès, on était obligé de structurer la journée en trois groupes, continue M. Jacques. À un moment donné, il y avait tellement de groupes. On a été obligé de réemprunter 16 pierres. »
Un sondage sera diffusé afin de connaître l’intérêt des gens à participer aux séances hebdomadaires, qui débuteraient en novembre.
En attendant de jouer à Gaspé…
« On pourrait peut-être jouer cet été à Rivière-au-Renard, de sorte que la saison ne serait pas interrompue, poursuit le cofondateur. Aussitôt que la glace du centre-ville [de Gaspé] sera ouverte, on pourra transférer les opérations. » Cette méthode pourrait inciter les Renardois et Renardoises à venir jouer à Gaspé, selon lui. « C’est un sport accessible, comparé au hockey, par exemple. Si les gens n’ont pas joué à partir de cinq ans, explique-t-il, c’est impossible de jouer dans une ligue. Le curling, ça peut être commencé tard. »
Même si lui et son collègue et ami, Jean-François Drolet, ont d’abord pratiqué ce sport à Murdochville, M. Jacques craint que la distance soit un obstacle. « Les gens n’étaient pas toujours intéressés, on parle d’une heure pour y aller et une heure pour revenir. » Le jour de l’activité, dimanche, plusieurs ont exprimé qu’ils étaient prêts à commencer lorsque le club le sera également.
À la recherche d’argent
Le matériel nécessaire pour pratiquer ce sport est coûteux. « Une pierre neuve, c’est inabordable, précise M.Jacques. On parle de 1400 $. Pour faire un jeu, c’est 16 pierres, huit par équipe. » Le montant total est de près de 22 000 $. Il a donc fait des démarches auprès de Curling Québec. Un appel à tous les autres clubs a été lancé, afin de trouver des pierres d’occasion. « Il y a 69 clubs au Québec. Dans ceux-là, quatre nous ont contactés pour nous vendre des pierres. » Des négociations sont en cours.
Un autre prix à ajouter à la facture est le transport. « C’est très coûteux de faire venir ça d’Amos, en Abitibi, ajoute Frédéric Jacques. On parle quand même d’un investissement d’environ 10 000 $. »
Le Club de curling de Gaspé est maintenant en attente de réponses, à la suite de leurs demandes de subventions.
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