Des hauts dirigeants visiteront la Gaspésie en mai
Les hauts dirigeants de VIA Rail seront en Gaspésie du 4 au 6 mai. Photo Jean-Philippe Thibault
Promesse faite lors de la comparution devant le Comité fédéral des transports en mars, les hauts dirigeants de VIA Rail seront en Gaspésie du 4 au 6 mai pour s’enquérir de l’état des infrastructures.
« On est extrêmement contents, surtout qu’on a eu une mauvaise expérience avec l’ancien président [Mario Péloquin]. On avait annoncé cinq réunions et visites possibles et ça ne s’est jamais concrétisé », note la porte-parole de la Coalition pour un retour du service d’un train de passagers en Gaspésie, Micheline Saint-Onge.
« C’est une première rencontre extrêmement intéressante et il faut travailler ensemble pour faire revenir le train le plus rapidement possible. »
« Je suis satisfait et heureux de ça, affirme pour sa part le député bloquiste de Gaspésie-Les Îles-de-la-Madeleine-Listuguj, Alexis Deschênes. C’est ce qu’on avait convenu en mars lorsqu’on a eu le passage du PDG par intérim, Mathieu Paquette, devant le Comité des transports. C’est important que VIA Rail puisse prendre le pouls du terrain et échanger. »

Avant de voir un premier train circuler entre Matapédia et New Carlisle ou Port-Daniel-Gascons, VIA Rail veut voir l’état des gares qui serviront lors de la reprise du service et négocier notamment un droit de passage avec Québec pour l’utilisation de la voie ferrée.
Si jamais un des scénarios évoqués – soit de séparer le train Chaleur du train Océan, avec un départ de Québec – il faudra aussi voir avec le Canadien National pour permettre au convoi de circuler entre Québec et Matapédia, puisque ce tronçon lui appartient.
« On n’a plus besoin de les convaincre pour qu’ils reviennent. Il restera à voir comment on peut travailler ensemble pour que le train revienne le plus rapidement possible. L’objectif ultime est de revenir à Gaspé autant pour eux que pour nous », ajoute Micheline Saint-Onge.
Sur la priorité accordée aux trains de marchandises, le député fédéral indique qu’il faudra peut-être réfléchir à la question.
« Il pourrait y avoir un débat et un changement législatif un jour. On pourrait décider que ce n’est pas une bonne politique publique. Mais pour le moment, c’est une des choses que VIA Rail doit négocier », conclut l’élu.
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