Près d’une vingtaine d’escales

Par Nelson Sergerie 9:10 AM - 16 avril 2026 Initiative de journalisme local
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Un potentiel de 9252 passagers et 5277 membres d'équipage est attendu cette année. Photo Jean-Philippe Thibault

Dix-neuf navires sont attendus en 2026 à Gaspé pour la saison des croisières, avec un potentiel de 9252 passagers et 5277 membres d’équipage.

C’est davantage de navires que les 16 bateaux de 2025 qui avaient permis de recevoir 9233 passagers et 5069 membres d’équipage. Le premier navire arrivera le 14 mai, le Pearl Mist. Par la suite, le second n’arrivera que le 4 septembre et le dernier le 3 novembre.

« Il y aura des navires un peu moins grands cette année» , mentionne d’emblée le chef d’escale d’Escale Gaspésie et directeur-adjoint de Destination Gaspé, Igor Urban.

L’année 2026 marquera la fin de la transition marquée par la pandémie alors que l’industrie des croisières travaille sur des cycles de trois ou cinq ans.

« On est en train de finir le creux de vague. Les chiffres pour 2027 sont encourageants. On s’attend à 35 navires incluant les trois pour les croisières d’hiver avec un potentiel de passagers de 20 902. On reprend la vague et on retourne vers des chiffres beaucoup plus intéressants en Gaspésie », note Igor Urban.

En 2025, la croisière hivernale avec le Commandant Charcot avait permis de développer l’approvisionnement à partir de Gaspé.

La formule restera en hiver pour 2027, mais il est difficile de briser les chaînes d’approvisionnement en été alors que les navires chargent leurs denrées dans la métropole et la capitale.

« On n’arrivera pas à faire notre place pour la saison régulière. Par contre, on travaille à s’assurer que des produits gaspésiens soient dans les ravitaillements à Québec et Montréal », mentionne le chef d’escale en précisant que les procédures sont très centralisées.

Le train touristique L’Amiral. Photo Jean-Philippe Thibault

Un rail pour un train touristique

Après avoir été créé en juin 2008, Escale Gaspésie avait ajouté à son arc un train touristique, le train Amiral, en 2013, pour transporter des croisiéristes et des touristes entre Gaspé et Percé, notamment.

Le coût d’acquisition avait été de 1,8 million de dollars et le dernier convoi avait circulé en 2014 en raison de la désuétude du rail. Sans vouloir faire de politique, Igor Urban rêve à un retour de ce moyen de transport efficace.

« Ça va être essentiel. Ce serait un jalon hyper important qui pourrait permettre aux croisières de se développer. Les croisières souhaitent avoir du volume de sortie lors des excursions. Le train répondrait vraiment à ça en évitant le transport par autobus et en offrant une expérience. Ça permettrait de sortir plus de passagers par jour. Ça ferait la différence. »

Gaspé pourrait ainsi accueillir à nouveau des navires de 3000 à 3500 passagers. « On pourrait recevoir des navires beaucoup plus grands dans un confort et que ce soit agréable pour les touristes. »

Cet élément ajoute un autre argument pour forcer Québec à terminer la réfection de la voie entre Port-Daniel-Gascons et Gaspé, mise sur pause en mars 2025 par le gouvernement.

Les coûts plus élevés que prévu avait amené le gouvernement à renvoyer le projet en phase planification.

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