Un succès pour le Festival Vues sur mer 

Par Nayeli Chavez 2:37 PM - 14 avril 2026
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Michel Coulombe a également fait la promotion de son livre Québec au cinéma : Ce que nos films disent de nous. Photo Nayeli Chavez

Encore cette année, le festival a vendu autour de 1800 billets. L’événement qui a eu lieu du 9 au 12 avril a diffusé 37 documentaires. 

Le nombre de documentaires retenus varie chaque année. Cette fois-ci, 37 ont été projetés, divisés en 13 thématiques. Même si le record de l’an dernier n’a pas été battu, le directeur de programmation, Maxime Boucher, est confiant pour les prochaines années. « On va poursuivre la réflexion de faire rayonner le cinéma documentaire pour les gens de Gaspé. Après 16 ans, on a un public stable et on est persuadés qu’il sera au rendez-vous en 2027. »

Cette année, trois cégépiens ont fait partie du jury. « On voulait donner une voix supplémentaire à un public plus jeune. La mission du festival est aussi de développer un nouveau public, a continué M. Boucher. Il y a plein de thèmes qui peuvent rejoindre un public de tous âges. » Un appel à tous avait été lancé au Cégep de la Gaspésie et des Îles. 

Des échanges coups de cœur

C’est le réalisateur Carlos Ferrand qui a ouvert le bal des échanges, à la suite du visionnement du film L’Aventurine. Le public était ébahi de voir qu’une personne de l’extérieur de la région s’y intéresse et réussisse à mettre en valeur des personnes qu’il croise au quotidien. 

« Il y a avait une belle écoute, une belle énergie et une sensibilité de la part des festivaliers. Le public est très allumé », a remarqué le directeur de programmation, Maxime Boucher. M. Ferrand a fait une deuxième apparition sur scène, après la présentation de Jonqué, carnet nomade, un film qui a attendu sept ans avant d’être financé. 

Parmi les échanges les plus marquants, il y avait celui avec l’un des juges invités, Michel Coulombe. Il a fait la promotion des projets régionaux. « On doit faire plus de films sur les régions. C’est important, pour comprendre ce qu’on est. » Il a notamment rejoint le public lorsqu’il a parlé de l’importance des commerces locaux. « Ce n’est pas tout le monde qui vit dans les grandes villes comme Québec ou Montréal ! Je vous en félicite, d’ailleurs, a-t-il dit en riant. Il faut des équipes noyaux qui veulent diffuser la culture, même si c’est un petit groupe. Ce qui est ancré fait en sorte que les gens veulent rester. »

Il ne faut pas oublier Dans la forêt de Pascale Ferland, qui a clôturé l’événement. « Aucun intervenant n’a été nommé afin de se concentrer sur l’information donnée par eux. Le but est de vous donner envie d’écouter les scientifiques pour protéger les ressources naturelles et la forêt », a précisé la réalisatrice.

L’équipe mise sur le bouche-à-oreille de la communauté pour augmenter le nombre de ventes de billets. Photo Nayeli Chavez

Pour cette 16édition, l’équipe de coordination voulait tisser un lien intime entre Gaspé, les enjeux de société et la manière dont les paysages sont habités. Cependant, quelques projets ont plutôt misé sur la relation humaine et la famille, comme Beau temps, mauvais temps. « Ma grand-mère est décédée pendant la postproduction. J’ai fait ce film et aujourd’hui, c’est le dernier souvenir que j’ai d’elle », a partagé, Florence Lafond, la gorge nouée.

Les prix 

• Le Grand Prix du Jury a été décerné à L’Aventurine de Carlos Ferrand. À travers le regard des citoyens de la région, il met de l’avant la beauté de la nature. 

• L’Aventurine a aussi mis la main le Prix coup de cœur du public.

• Le Prix du meilleur court métrage a été gagné par En pays froid de Hervé Demers. Il présente des immigrants de l’Afrique subsaharienne, venus refaire leur vie sur le territoire d’Eeyou Istchee Baie-James. 

• Le Prix humaniste a été remis à Mais où va-t-on, Coyote ? de Jonah Malak. Le documentaire tourné à la frontière du Mexique et des États-Unis suit un groupe de bénévoles qui veulent rendre aux familles les corps des migrants décédés.

• Le Prix caribou a été attribué au film de clôture Dans la forêt, réalisé par Pascale Ferland.

• Le jury étudiant a décerné son prix au documentaire À travers tes yeux réalisé par Brigitte Poupart. Ils ont regardé cinq métrages et se sont arrêtés sur l’histoire d’une jeune haïtienne adoptée au Québec, qui part à la recherche de ses origines. 

• Deux mentions spéciales par le jury : Beau temps, mauvais temps par Florence Lafond et Les blues du bleuet de Andrés Livov.

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