(NC) Les invités ont eux aussi vécu une expérience mémorable. Découvrez le réalisateur de Trans-Taïga, Alex Côté, la réalisatrice de Dans la forêt, Pascale Ferland, et le protagoniste et coscénariste de Marche au pays réel, Samuel Lalande-Markon.
Q : Si ton film était une émotion, laquelle serait-il ?
R : « L’inconnu. On a tous une vision différente du Grand Nord et quand on va là-bas, on revient changé. » – Alex
« L’indignation. L’idée du film est de faire ressentir ce qui ne va pas dans la forêt. » – Pascale
« L’émerveillement. C’est la rencontre avec le territoire et l’on s’émerveille de la beauté et de la rencontre avec les animaux. » – Samuel
Q : Raconte-nous un moment cocasse du tournage.
R : « Après 10 jours de tournage, on voit le véhicule de Jean-Simon pris dans la neige. On était au milieu de nulle part. Il savait que je ne pouvais pas l’aider à pelleter parce que je voulais le filmer dans sa misère. On le voit même me faire un sourire ! » – Alex
« Pleins ! On s’est perdu en forêt, on a eu des crevaisons, des bris mécaniques en plein cœur de la forêt aussi. Même en plein milieu de nulle part, il y avait quelqu’un pour nous aider. » – Pascale
« À la fin de l’expédition, on n’a pas réussi à trouver de motoneige pour l’équipe de tournage… elle devait marcher avec nous pour les trois derniers jours. C’était plus de 70 km de marche ! » – Samuel
Q : Qu’est-ce que tu as préféré du festival ?
R : « J’ai beaucoup aimé le nombre de personnes passionnées par le plein air. » – Alex
« L’accueil chaleureux pour un festival qui n’a pas beaucoup de moyens. C’est un des plus beaux festivals. Il y a beaucoup de fraternité et pas de concurrence entre nous. » – Pascale
« Les rencontres précieuses et la qualité de la discussion après le visionnement. » – Samuel
Q : Pourquoi t’es-tu lancé dans le cinéma ?
R : « Je fais des vidéos depuis plusieurs années, surtout de la nature. Ça s’est transformé en passion et là je réussis à gagner ma vie en filmant des animaux. » – Alex
« C’est une longue histoire ! Je fais principalement du documentaire parce qu’il y a une portée sociale. Ça me permet de dire des choses et de rejoindre des gens, comme je ne le ferais pas autrement. » – Pascale
« En tant que coscénariste, j’ai trouvé mon compte. Je suis plus quelqu’un de mots. Marche au pays réel, c’est aussi un livre et je trouvais ça intéressant de voir comment on peut créer une synergie entre différents artistes. » – Samuel
Q : Quel conseil voudrais-tu donner à quelqu’un qui veut se lancer dans le documentaire ?
R : « Il faut filmer ce qui nous passionne. Parfois, ce n’est pas payant. On a des idées, mais il ne faut pas nécessairement attendre quelque chose en retour. » – Alex
« Avant de faire du cinéma, étudiez dans autre chose. Élargissez vos connaissances générales. Quand vous aurez l’impression de pouvoir dire quelque chose sur le monde, vous serez prêt à faire du cinéma. » – Pascale
« Il faut avoir quelque chose à raconter et vouloir le transmettre. Un film peut être filmé au téléphone ou avec une caméra, mais ce qui reste, c’est la spécificité du regard de celui qui crée. » – Samuel
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