Marcel Landry raconte ses mémoires

Par Nelson Sergerie 10:19 PM - 28 mars 2026 Initiative de journalisme local
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Marcel Landry a été député de Bonaventure de 1994 à 1998 pour le Parti québécois. Photo tirée de Facebook

Celui qui a mis fin au règne libéral de 37 ans dans Bonaventure en 1994 livre ses mémoires dans le cadre de l’émission Mémoires présentée sur le canal parlementaire.

L’ex-député péquiste de Bonaventure de 1994 à 1998, Marcel Landry, raconte son parcours politique dans cette production dont la première a été diffusée le 22 mars.

« On m’avait interpellé l’été dernier pour participer à cette série, explique le principal intéressé. Il y avait un contact dans le coin, Christian Blais, qui travaille à l’Assemblée nationale, qui était le fils de mes anciens voisins à Carleton dans les années 1970. Christian avait vu une entrevue que j’avais donnée à Paul Lemieux lors des soirées du patrimoine. »

« C’est centré sur mon parcours politique, ajoute l’ex-élu. Le reste a été pas mal plus long, car j’ai travaillé dans plusieurs domaines. En éducation, en télé éducative, dans le syndicalisme agricole et j’ai été impliqué dans le Plan de relance de la Gaspésie comme sous-ministre adjoint. J’ai terminé ma carrière au ministère de l’Environnement pour le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie. C’est un tour d’horizon. »

L’homme a notamment été impliqué dans le Ralliement Gaspésien et Madelinot. Photo Facebook – Marc A Aube

De l’UPA à l’Assemblée nationale

Lorsqu’il s’est présenté en politique en 1994, un sondage avait indiqué que l’éventuel candidat péquiste était déjà connu par ses implications, notamment dans le cadre d’une émission télévisée en lien avec son travail à l’UPA sur l’agriculture et la forêt.

Il fut aussi impliqué dans le Ralliement Gaspésien et Madelinot, l’implantation du premier conseil de développement économique de la Baie-des-Chaleurs et le premier sommet économique en 1980 dans la circonscription de Bonaventure.

« Je ne peux évaluer ce que les gens vont apprendre de cette série. Mais compte tenu que j’étais souvent sollicité pour faire mes mémoires, j’ai considéré que c’était une façon plus rapide de laisser une trace avec ces séries-là », évoque l’ancien ministre du MAPAQ sous Jacques Parizeau.

Marcel Landry avait été amené à réfléchir à une vie politique active lors de l’élection partielle nécessaire à la suite du décès de Gérard D. Lévesque.

« Lorsque Daniel Johnson qui venait de remplacer Robert Bourassa a annoncé l’élection partielle, je travaillais à l’UPA à Longueuil. Mon épouse avait pris les commentaires et Gilles Lesage qui était un vieux chroniqueur politique à l’époque faisait ses prédictions sur les élections partielles. Serge Ménard a remporté la partielle dans Laval. M. Lesage disait que dans Shefford, c’était évident que le PQ allait gagner avec Roger Nicolet et il disait que dans Bonaventure, ça prendrait un tremblement de terre parce que ça fait 37 ans que c’était libéral », se remémore-t-il tout comme l’avait pressenti le journaliste Alain Lavoie dans la Baie-des-Chaleurs.

« Il avait dit deux semaines avant l’élection qu’il ne serait pas surpris d’un changement d’allégeance dans Bonaventure. Et M. Parizeau pressentait ça aussi », raconte l’ex-ministre. Après la victoire à l’élection partielle, la générale est arrivée en septembre 1994.

« Pendant mon sept ou huit mois dans l’opposition, on m’a fait circuler à la grandeur du Québec pour faire une consultation sur le développement régional et bâtir le programme électoral avec d’autres collègues députés. Ça contribuait à forcer le changement. »

D’avoir gardé la circonscription à l’élection générale de 1994 ne l’avait pas assuré d’une place au Conseil des ministres.

« Ce n’était pas automatique, car d’autres comtés étaient regagnés par le Parti québécois. Quand des gens comme le Dr Camille Laurin ou le Dr Denis Lazure sont sur les rangs, tu ne présumes pas que tu vas être au Conseil des ministres. Mais c’était le choix de M. Parizeau. On m’a envoyé au MAPAQ. C’était un domaine dans lequel je travaillais depuis huit ou neuf ans », poursuit M. Landry.

« Il y avait aussi tout le dossier de la ruralité dans lequel j’étais impliqué. Mais c’est surtout le fait que j’étais un militant indépendantiste », conclut l’ex-politicien.

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