Des revendications auprès du CISSS
Des membres de groupes communautaires se sont rendus au conseil d'administration d'établissement du CISSS de la Gaspésie le 24 mars à Gesgapegiag. Photo Table de concertation féministe Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine
Dans le cadre du mouvement de grève du milieu communautaire de deux semaines amorcé le 23 mars, des membres d’organismes affiliés au Regroupement des organismes communautaires Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (ROCGÎM) ont demandé un appui du CISSS de la Gaspésie dans le cadre de leurs revendications.
Le CISSS s’est de son côté engagé à porter le message à Santé Québec pour un meilleur soutien dans leurs missions respectives.
« Nos revendications sont liées à l’amélioration des conditions de travail du milieu communautaire, notamment via la sécurisation du financement à la mission qui soit stable, suffisant et prépondérant, a expliqué l’agent de recherche et de mobilisation du ROCGIM, Benjamin Pillet, aux membres du conseil d’administration. Les revendications ne sont pas nouvelles puisque les organismes communautaires déplorent depuis de nombreuses années le sous-financement et les impacts sur la capacité de faire leur travail. »
Les organismes communautaires de la région comptent quelque 500 travailleurs, dont 80 % sont des femmes. De 2021 à 2024, les besoins ont augmenté de 230 % alors que le financement n’a progressé que de 50 %.
« L’écart s’est creusé depuis. Si le milieu communautaire a opté pour un mouvement de grève alors que ce geste n’est pas dans ses habitudes, c’est parce que les conséquences de cet écart sont maintenant intenables et il en va de la survie de certains organismes », précise Benjamin Pillet.
Appui du CISSS de la Gaspésie
Les organismes communautaires œuvrent notamment en prévention et en promotion de la santé, dans la défense des droits et d’accompagnement pour les personnes en situation de vulnérabilité, ou encore en complément aux services offerts à la population régionale.
« Depuis trop d’années, le gouvernement du Québec cherche à faire des économies sur le dos du communautaire. Il y a une absence de collaboration de Santé Québec avec les organismes reconnus au niveau provincial », renchérit l’agent de recherche et de mobilisation du ROCGIM.
Après avoir entendu les revendications, le CISSS de la Gaspésie a transmis un avis à Santé Québec. « Ce qu’on souhaite, c’est que les organismes demeurent vivants dans notre communauté, note le président-directeur général, Martin Pelletier. On a un modèle qui fonctionne bien. J’entends bien le message que vous voulez qu’on porte à Santé Québec avec la même écoute et la même transparence au niveau provincial. »
Martin Pelletier souligne que sans le milieu communautaire, le réseau ne pourrait répondre à tous les déterminants de la santé. « On vous appuie et on transmet aussi un message à Santé Québec de l’importance de la vitalité de vos organismes dans notre milieu. »
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