De la protection de la route 132
Une portion de route partie à la flotte en Haute-Gaspésie en 2016. Photo archives MTMD
Quatre séances d’information ont été tenues dans les derniers mois par le BAPE à Rimouski, aux Îles-de-la-Madeleine, à Carleton-sur-Mer et à Grande-Vallée (en virtuel en raison d’une panne d’électricité) afin d’éclairer la population sur le programme de protection des infrastructures routières de Québec sur 10 ans face aux aléas côtiers.
Des études sont en cours depuis 2021 pour protéger notamment la route 132 en Gaspésie contre l’érosion et la submersion côtières, mais aussi des corridors routiers au Bas-Saint-Laurent et aux îles.
Dans l’avis de projet déposé en juillet 2021, le ministère notait que les événements des dernières années montraient la pertinence d’assurer la mobilité des usagers du réseau routier et d’effectuer des interventions préventives.
Le programme d’intervention du ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) couvrirait 228 sites, équivalant à environ 266 km de route, répartis dans 45 municipalités.
Le ministère ne pouvant pas intervenir sur tous ces sites, il planifie réaliser des travaux sur les 97 qu’il juge prioritaires (37 dans le secteur nord de la Gaspésie; 15 sites dans le secteur sud). Ceux-ci pourraient toutefois changer en fonction des événements à venir.
« Ça ne date pas d’hier, affirme la porte-parole du MTMD, Julie Marcoux. La route 132 sur de grandes portions est construite en bord de mer; presque dans le milieu marin. Oui, des événements ont touché la route, mais à plusieurs endroits, elle est construite tellement près de la mer que même sans les changements climatiques, elle serait affectée aussi. »
Le programme a été créé pour éviter que le ministère ait à faire des interventions en urgence, comme en 2010 et en 2016, notamment. Les interventions ne sont pas encore précisées.
« Le ministère n’est pas allé sur le terrain pour faire les inventaires et les besoins pour chacun des sites. Mais quand on va arriver sur chacun d’eux, il faudra choisir la bonne intervention à réaliser. On regarde s’il est possible de déplacer la route, la rehausser ou sinon, on va vers un ouvrage de protection. Le programme encadre aussi l’entretien des ouvrages existants », conclut Julie Marcoux.
Le ministère n’a pour l’instant pas évalué les coûts pour la réalisation de l’ensemble du programme.
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