L’absence d’investissements pour terminer la réfection du rail jusqu’à Gaspé a teinté les réactions à la suite du plus récent budget du Québec.Bien qu’il soit toujours inscrit dans le Plan québécois des infrastructures 2026-2036, le PQI, il reste toujours à l’étape de planification, sans aucune somme associée.
« On va reprendre le bâton de pèlerin. On va documenter le dossier encore une fois et on va finir par les convaincre que c’est un investissement qui est beaucoup plus judicieux que bien d’autres investissements », commente le maire de Gaspé, Daniel Côté, qui disait récemment être écœuré de devoir convaincre depuis plusieurs années Québec, à qui appartient le rail depuis 2015.
Le président de la Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG) n’est pas surpris du statu quo. Éric Dubé avait même une crainte d’un recul.
« L’an dernier, ce fut une grande surprise de voir les sommes d’argent disparues. On craignait de voir le projet disparaître complètement du PQI. Ça aurait un désaveu complet du gouvernement du Québec », lance-t-il. Au moins, le projet n’a pas reculé, mentionne le président. La SCFG reprendra sa plume et réécrira un nouveau plan d’affaires.
« On va faire une étude de marché. C’est un peu ce que le ministre voulait : obtenir des arguments avant d’investir des sommes », poursuit celui qui est aussi maire de New Richmond.
Avec l’arrivée prochaine d’un nouveau premier ministre et des élections à l’automne, Éric Dubé craint de perdre une deuxième année. Si rien ne démarre en 2027, Gaspé ne sera pas atteint par rail avant au moins 2030.
Le scrutin d’octobre servira à demander aux candidats leurs intentions sur la fin du projet, précise le président de la SCFG. La Chambre de commerce et d’industrie de la Baie-des-Chaleurs remarque aussi l’absence de fonds réservés pour la réhabilitation de la voie ferrée entre Port-Daniel-Gascons et Gaspé.
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