Gaspé veut protéger ses bâtiments patrimoniaux
La maison Kruse, au centre-ville de Gaspé, jouxte la gare intermodale. Photo Jean-Philippe Thibault
Gaspé s’apprête à mettre en place un règlement visant à protéger le patrimoine bâti sur son territoire, une demande exigée par Québec pour éviter des pertes de bâtiments à valeur historique.
À plusieurs reprises dans le passé, des bâtiments reconnus pour leur valeur ont été détruits parce que laissés à l’abandon.
« Ce que le gouvernement nous demande de faire, c’est adopter des dispositions pour protéger le patrimoine bâti. Essentiellement, c’est de veiller à ce que les propriétaires d’immeubles classés, cités ou mentionnés au répertoire du patrimoine des MRC soient protégés et préservés pour éviter des démolitions parce qu’ils ont été sous entretenus », explique le maire, Daniel Côté.
Ce genre de règlement devra être adopté par toutes les municipalités de la province. S’il avait existé dans le passé, la maison Kruse aurait notamment pu être mieux préservée.
« On aurait eu des dents pour intervenir auprès du propriétaire et le forcer à mieux entretenir son immeuble. Peut-être faire évacuer des squatteurs qui ont été découverts à quelques reprises qui ont magané la bâtisse. C’est un exemple », propose l’élu.
Déjà, la Ville a identifié des interventions possibles à faire. « L’idée n’est pas de faire suer les propriétaires. Notre but est de se conformer aux règles du jeu imposées par le provincial et, deuxièmement, de protéger le patrimoine bâti », poursuit le maire qui estime à quelques centaines les bâtiments qui verraient ces nouvelles dispositions s’appliquer.
La rue de la Reine, au centre-ville, serait un autre bel exemple. « On pense souvent que le patrimoine, ce sont des bâtisses des années 1700 et 1800. On en a sur le territoire, mais celles jusque dans les années 1940, 1950 ou 1960 peuvent en faire partie. Par exemple, la cathédrale de Gaspé n’est pas aussi vieille, mais ça figure en tête de liste du patrimoine bâti », illustre Daniel Côté. Le temple religieux a été construit en 1968 et 1969.

Corridor scolaire
Un comité consultatif a été formé pour réfléchir à l’établissement des corridors scolaires au centre-ville.
« Il n’est pas arrivé d’incident. Au cœur du centre-ville, les rues ne sont pas larges. Il y a eu une densification de la circulation au fil des ans. Ça fait quelques années qu’on a un comité de parents et des directions d’école qui nous demandent un corridor scolaire. Où on le met ? Comment on le fait ? », se questionne le maire.
Plusieurs mesures doivent être élaborées comme l’éclairage, les traverses piétonnes ou l’affichage. « Il faudra trouver avec des professionnels les meilleures mesures pour rehausser la sécurité des élèves », explique-t-il.
Déjà, les limites de vitesse sont à 30 km/h ou 40 km/h dans le périmètre urbain. « On va tenter de trouver des endroits où il y a moins de trafic », résume le premier magistrat en soulignant que le centre-ville a été conçu à une époque où l’automobile était pratiquement inexistante.
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