Le répit de quelques jours à la pompe à essence n’a pas duré pour les automobilistes de la Gaspésie. La réalité vécue dans les grands centres a fini par atteindre la région avec un bond spectaculaire de 15 ¢ le litre le 16 mars.
À Gaspé, l’essence est passé de 1,649 $ à 1,799 $. L’écart a été un peu moindre dans d’autres secteurs de la Gaspésie alors que selon la Régie de l’énergie, le prix moyen dans la Baie-des-Chaleurs était de 1,67 $ avant l’augmentation marquée. Toujours selon la Régie, avant la hausse survenue dans l’avant-midi, les détaillants vendaient leur essence à perte.
Elle a été établie à 3,3 ¢ le litre dans Rocher-Percé, à 3 ¢dans la région de Gaspé et 1,2 ¢ pour la Baie-des-Chaleurs. Malgré tout, à près de 1,80 $, les automobilistes font «une aubaine», alors qu’à partir de la marge moyenne de la dernière année calculée par la Régie, le prix devrait être affiché aux environs de 1,82 $ dans Rocher-Percé, de 1,80 $ dans la Baie-des-Chaleurs et de 1,83 $ à Gaspé.
Les stations sous la bannière Ultramar en Gaspésie avaient haussé leur prix à la pompe avant la vague qui a frappé la Gaspésie. Le prix à la pompe dépassait déjà les 1,80 $ au cours des derniers jours.

Jennifer Jean-Clark, détaillante sous la barrière dans le secteur Wakeham de Gaspé, a tenté cette explication sur les réseaux sociaux.
« Je crois que c’est le temps de mettre quelque chose au clair. J’ai essayé de rester silencieuse mais quand je vois mon dépanneur passer sur des articles aux nouvelles et que je me fais traiter personnellement de voleuse et de croche je ne peux plus rester en silence. Nous n’avons pas tous le même prix [ndlr : en majuscule dans la publication originale]. Il y a une différence entre un petit dépanneur indépendant et ceux qui sont corporatifs. Je dois payer la maintenance et réparations pour mes installations moi-même », écrit-elle.
La détaillante a publié la liste de prix demandé par son distributeur le 14 mars : 1,86 $ pour l’essence ordinaire ; 1,98 $ pour l’essence suprême et 2,49 $ pour le carburant diesel. La détaillante avait tout simplement fermé le prix sur sa marquise au cours des derniers jours.
Au moment de mettre sous presse, certains observateurs avançaient que si le conflit se poursuit au Moyen-Orient, le litre pourrait franchir à nouveau la barre des 2 $ au cours des prochaines semaines pour l’essence ordinaire.
Pendant ce temps, à Montréal, l’essence se vendait 1,899 $ le 16 mars.
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