Feu vert à l’urgence de Maria
Le projet envisagé actuellement consiste en une augmentation des superficies disponibles à l'urgence et aux soins intensifs, impliquant une révision des aménagements des 1700 m2 existants et l'ajout d'espace avec un agrandissement d'environ 4200 m2, en plus de 80 cases de stationnement supplémentaires. Photo Allen Doug Shaw
Québec a confirmé jeudi qu’il allait finalement de l’avant avec la modernisation de l’urgence et des soins intensifs à l’hôpital de Maria, un projet attendu depuis de nombreuses années dans le milieu.
La ministre de la Santé, Sonia Bélanger, a confirmé que le projet est inscrit au Plan québécois des infrastructures (PQI) 2026-2036, la feuille de route décennale du gouvernement pour ses projets majeurs. En premier lieu, un dossier d’opportunité sera amorcé. À elle seule, cette étape nécessite un financement de plusieurs millions de dollars. Elle permettra de définir les meilleures solutions pour moderniser ces deux unités, note la ministre.
« Comme nous nous y étions engagés, nous allons de l’avant avec des investissements importants afin d’améliorer les installations de l’hôpital de Maria. L’inscription du projet au PQI témoigne de notre engagement à rehausser la capacité d’accueil de ces unités et à améliorer les aménagements physiques de l’hôpital. »
Le réseau local de services de la Baie-des-Chaleurs prend soin de plus de 40 % de la population en Gaspésie. Le poids démographique présente une hausse marquée pour les personnes âgées, notamment pour la cohorte des 75 ans et plus.
Le plan directeur clinique et immobilier réalisé en 2021 confirmait déjà la vétusté, la désuétude et les importantes lacunes fonctionnelles de l’hôpital, notamment à l’urgence et à l’unité de soins intensifs.
Dans le détail
Le projet envisagé actuellement consiste en une augmentation des superficies disponibles à l’urgence et aux soins intensifs, impliquant une révision des aménagements des 1700 m2 existants et l’ajout d’espace avec un agrandissement d’environ 4200 m2, en plus de 80 cases de stationnement supplémentaires. Le tout pourra se préciser à la suite des analyses et des études à faire, précise toutefois le ministère de la Santé.
Du côté de l’urgence, quelques civières supplémentaires seraient nécessaires, notamment en salle de choc et en santé mentale, ainsi que des fauteuils en zone d’évaluation rapide. On prévoit également le rapatriement de l’unité de soins critiques dans le même secteur que l’urgence afin de permettre une organisation optimale des services offerts à la population.
« C’est une excellente nouvelle parce que pour plusieurs, c’est une étape encore plus concrète […] C’est un avancement majeur pour ce dossier prioritaire », se réjouit la députée de Bonaventure, Catherine Blouin. Celle-ci précise qu’une mise à l’étude comme celle annoncée la semaine dernière dure environ deux ans. « Ensuite on va passer à la planification des travaux et leur réalisation. »
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