Christine Fréchette à Bonaventure

Par Nelson Sergerie 2:25 PM - 10 mars 2026 Initiative de journalisme local
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La députée de Bonaventure, Catherine Blouin, et la candidate à la chefferie de la CAQ, Christine Fréchette. Photo courtoisie

La candidate à la direction de la CAQ, Christine Fréchette, mise sur son expérience économique pour convaincre les militants du parti de voter pour elle le 12 avril afin de devenir cheffe de la formation politique et première ministre du Québec.

« J’ai un profil économique, lance d’emblée la députée de Sanguinet pour convaincre les militants de l’appuyer. J’ai été ministre de l’Économie et de l’Immigration et, dans mes emplois antérieurs, j’ai œuvré en développement économique et en relation internationale. Dans le contexte actuel, ce sont des éléments importants de connaissance. Je peux mettre de l’avant une vision qui sera appréciée des Québécois et incarner le renouveau. » 

Vision régionale

Questionnée par Le Pharillon sur sa vision des régions, elles les définit par ce qui se passe à l’extérieur de la métropole et de la Capitale- Nationale.

« Ce n’est pas la même définition d’une région à l’autre. On ne peut pas faire de mur-à-mur. Il faut être conscient des caractéristiques de chacune des régions. C’est le cœur battant d’une grande partie de notre économie, car nos PME sont basées essentiellement en région et c’est important comme gouvernement qu’on les soutienne. »

Pourtant, la CAQ a notamment centralisé la prise de décisions, notamment au ministère de l’Économie en créant une direction territoriale à Rimouski pour les régions de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, du Bas-Saint-Laurent et de Chaudière-Appalaches. La candidate détourne quelque peu la question.

« C’est important qu’il y ait une représentation politique. Je suis d’avis qu’il faut garder les circonscriptions telles quelles en Gaspésie. Quand notre gouvernement est arrivé au pouvoir, les libéraux avaient fermé les bureaux partout en région. Nous, on les a rouverts. On veut que les régions puissent avoir des outils. Parfois, il peut y avoir des regroupements de certaines régions, mais ça reste que la voix des régions est entendue », soutient Christine Fréchette.

Le développement de l’énergie éolienne reste une priorité pour Christine Fréchette. Photo Pixabay

Carte, énergie et train

De l’avis de la candidate à la chefferie, il faut protéger les deux circonscriptions en Gaspésie pour ce territoire immense. Le développement de l’énergie éolienne reste une priorité pour elle puisque le Québec a besoin d’électricité. Celle-ci était d’ailleurs à Gaspé lors de la conférence de François Legault pour annoncer un potentiel éolien qui pourrait atteindre 6000 mégawatts et quelque 20 milliards en investissements dans l’Est-du-Québec.

Le développement d’une ligne de transport pour amener vers les grands centres l’énergie éolienne de l’est de la province demeure cependant un enjeu. « Les milliers de mégawatts disponibles en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent seront des leviers économiques importants qui généreront des retombées pour les communautés. »

Sur le rail, la candidate note qu’il y a eu un dépassement de coût important pour le tronçon ferroviaire entre Port-Daniel-Gascons et Gaspé, le tronçon 3. « On a fait beaucoup déjà avec le tronçon 1 [Matapédia-Caplan] et le tronçon 2 [Caplan-Port-Daniel-Gascons]. Le tronçon 3 a été mis au ralenti, car il y a eu un dépassement de coût important. C’est important qu’on respecte la capacité de payer des Québécois. On va regarder les différents modèles qui vont nous permettre de sauver des coûts en explosion. C’est la formule que je voudrais prendre. »

TET et tourisme

Le secteur récréotouristique est aussi dans sa mire, mais pour ce faire, il faudra trouver une voie de passage pour garder les travailleurs étrangers temporaires (TET) qui œuvrent notamment dans les secteurs hôteliers et de la restauration et, dans un sens plus large, dans le secteur manufacturier.

« Le renouvellement des permis de travail est à Ottawa. Je fais des pressions depuis des mois pour qu’il renouvelle les permis des travailleurs temporaires, car je suis consciente que c’est vital pour un grand nombre d’entreprises, note Christine Fréchette. On a le PEQ [le Programme de l’expérience québécoise] qui a fait l’objet d’une fermeture en novembre. On y est allés trop rapidement. On n’a pas laissé de temps de transition pour l’application de la fermeture. Si je suis élue, je vais réactiver le programme pour deux ans pour que ces personnes puissent déposer une demande. Ce sera important de donner de la prévisibilité. »

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